Lettre d'allégeance à l'Etat islamique et très actifs sur Telegram, ces deux hommes étaient prêts à commettre un acte terroriste

Ils projetaient de commettre des attentats en Belgique. Deux jeunes ont été condamnés ce matin par le tribunal correctionnel de Charleroi à 10 et 5 ans de prison. La Cour a souligné la gravité des faits même si aucune attaque précise n’avait été organisée. Reportage de Benjamin Samyn et Gaëtan Zanchetta dans le RTLINFO13H.

C'est sous une protection spéciale que que les deux suspects ont été conduits au palais de justice de Charleroi pour prendre connaissance de leur jugement.

Il s'agit d'Arnaud C. et d'Enis S. Ils ont participé à des groupes de discussion terroriste sur la messagerie Telegram et semblaient prêts à passer à l'acte. Ils ont également rencontré en France des personnes radicalisées. La Cour estime qu'il s'agit d'actes préparatoires.

Jeremie Berger, avocat de Enis Sulejmani:"On note pour monsieur Sulejmani qui est notre client qu'il y a eu deux séjours à Paris d'une journée où il a rencontré d'autres personnes avec qui il a été mis en contact par Monsieur Arnaud C., qui lui, les connaissait préalablement."


Des recherches ont également été faites sur internet pour acheter des armes. Même si cela n'a pas abouti, la Cour a souligné la gravité des faits et la menace que cela posait sur la Belgique et l'Europe.

Aurélie Di Trapani, avocate d'Enis Sulejmani: "Malheureusement, on a encore vécu récemment un attentat. Cela ne favorise évidemment pas le traitement de notre dossier, parce que je pense que, même si le tribunal a jugé notre client de manière tout à fait équitable, on est dans un climat encore une fois très sensible."

L'un des accusés avait rédigé une lettre d'allégeance à l'Etat islamique. Le tribunal a donné des peines sévères de 5 et 10 ans, même si les coupables ont entamé des démarches depuis leur arrestation en juin 2016.

Aurélie Di Trapani, avocate d'Enis Sulejmani:"Notre client, lorsqu'il est rentré en détention préventive a fait volontairement la démarche de contacter le Caprev (Centre d’Aide et de Prise en charge de toute personne concernée par les Extrémismes et Radicalismes Violents), qui est un organe composé de psychologues qui sont outillés pour justement traiter les personnes qui présentent des signes de radicalisation."

Le dirigeant des cellules dont faisaient partie les deux accusés n'est autre que Tarik Jadaoun, terroriste liégeois, parti combattre pour Daesh.
Il vient d'être condamné à mort en Irak.

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