Isabelle et Sophie réalisent leur rêve de boutique de loisirs créatifs après un burn out : "C'est vraiment ce qui manquait à Nivelles!"

Fières d'accueillir leurs clients depuis quelques semaines dans leur toute nouvelle boutique, les deux amies prouvent qu'on peut changer de carrière et réaliser son rêve à 40 ans.

C'est dans une toute nouvelle construction face au parc de la Dodaine à Nivelles qu'Isabelle et Sophie ont ouvert, au mois d'octobre, leur boutique de loisirs créatifs. "Nous sommes deux amies en reconversion après des passages professionnels difficiles. Nous ouvrons un nouveau commerce à Nivelles et nous serions heureuses de vous en dire plus", nous ont-elles écrit via le bouton orange Alertez-nous.

Avec cette surface commerciale neuve de 300 mètres carrés, les deux Nivelloises ont pu bénéficier d'une énorme page blanche pour dessiner leur rêve après quelques années difficiles professionnellement pour l'une comme pour l'autre.


Un burn-out, puis une remise en question

"Par le passé, j'étais responsable financier. Donc, il n'y a pas de lien entre la boutique et ce que je faisais avant. J'ai été responsable de projet, j'ai fait de l'audit, j'ai fait plein de trucs comme ça mais j'ai terminé avec un burn-out", raconte Isabelle. Épuisement, opération du dos, les soucis de santé de cette femme de 40 ans l'ont contrainte à se poser certaines questions quant à son avenir.

Pour Sophie, son associée, le parcours professionnel a été différent mais un burn-out a également été le déclencheur d'une remise en question. Après des études de communication à l'IHECS, dont elle sort en 2002, la jeune femme peine à trouver un job qui  correspond à ses aspirations. "Le marché de l'emploi n'était pas évident, nous explique Sophie. Donc, j'ai fait des intérims, etc. Puis je suis rentrée dans une société japonaise de machines à coudre où j'ai d'abord fait de la logistique, ce qui n'a rien à voir avec ma formation première. Et puis, de fil en aiguille, j'ai travaillé plus comme commerciale. Là, il y avait quand même plus de contact avec le marketing, ce qui m'intéressait évidemment beaucoup plus".


"Il fallait que je fasse autre chose"

Pendant 15 ans, elle s'épanouit dans son emploi, jusqu'à ce qu'un burn-out la force à appuyer sur la pédale de frein. "Mais je suis retournée travailler chez eux après, en étant persuadée qu'il fallait que je trouve autre chose, que je fasse autre chose de ma vie. Ce que j'ai compris, c'est qu'en fait, depuis tout ce temps, j'avais envie de travailler dans une boutique", raconte-t-elle.

Pour les deux femmes, cette remise en question quasiment simultanée est l'occasion d'envisager un projet commun. "Sophie est ma voisine, on se connait depuis 15 ans, lance Isabelle. On a décidé de se lancer dans quelque chose qu'on aimait faire: les loisirs créatifs".

Le domaine est vaste mais rassemble un tas d'activités manuelles faisant appel à la créativité et ayant pour objectif de fabriquer un objet, le plus souvent de décoration, soi-même. Le tricot, la couture, le bricolage, la customisation de boîtes par exemple, font partie des loisirs créatifs.

"Ça faisait longtemps qu'on en parlait, qu'on ne discutait entre nous, se souvient la Nivelloise. Et puis, le fait d'avoir fait un burn-out a un peu précipité les choses, ça a remis les choses en perspective".

Derrière plusieurs années d'un scénario professionnel assez classique en tant qu'employées, Isabelle et Sophie voulaient emprunter le chemin vers "du concret". Et le choix du terrain des loisirs créatifs ne s'est pas fait par hasard puisque toutes deux avaient cette passion en commun depuis plusieurs années.

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Une passion commune

"Je faisais beaucoup de bricolage avec mes enfants, surtout aux environs de Noël, et du crochet aussi", explique Isabelle. Son associée est également une touche-à-tout qui aime créer de ses deux mains : "Je pratiquais le DIY, la couture, et mais aussi tout ce qui tourne autour de la déco. Je peux par exemple décorer des photophores, faire de la peinture à la craie, retaper un meuble", détaille Sophie.

Toutes ces activités manuelles nécessitent souvent du matériel particulier, qu'il n'est pas forcément possible de trouver dans une petite ville comme Nivelles. "Même à Bruxelles, ajoute Isabelle. On s'est rendu compte qu'il y a certaines choses qui n'existaient pas. Nous courions à gauche à droite pour trouver du matériel".


Nils, les 4 lettres d'un projet de 2 couples

Voilà ce qui a mené les deux femmes à se lancer dans la concrétisation de leur rêve, mais pas toutes seules : le projet a été élaboré à quatre.

"C'est nos maris qui ont fait les plans financiers, explique Isabelle. Et comme j'étais aussi dans la finance avant, j'ai pu me rendre compte que ça pouvait être rentable. On a regardé ce qu'il pouvait y avoir comme concurrence et on a un peu questionné les gens autour de nous pour sonder la clientèle. Depuis qu'on a ouvert, on nous le dit plusieurs fois par jour : 'C'est vraiment ce qui manquait à Nivelles !'"

Outre l'aspect financier, Isabelle et Sophie ont bien réfléchi à ce qu'elles voulaient proposer comme produits et à l'endroit où se situerait leur boutique.

"Au fil des discussions, on a affiné ce qu'on voulait vendre, et pour ça, on a contacté des fournisseurs. Sur base du retour qu'on en a eu, on a aiguillé notre offre. Mais on voulait toujours que ce soit quelque chose qui tourne autour de la décoration. Et puis, l'emplacement a été trouvé assez rapidement au début, parce que c'était un investissement immobilier".

Un investissement immobilier, une étude de marché et puis un projet à quatre puisque les maris ont joué leur rôle. D'ailleurs, si la boutique s'appelle Nils Factory, ce n'est pas par hasard, il s'agit des initiales de leurs quatre prénoms : Nicolas, Isabelle, Laurent et Sophie.


"Je n'ai jamais été aussi zen"

Après de très nombreuses heures de travail, car les 4 amis ont tout fait eux-mêmes, ils ont pu ouvrir les portes de leur magasin, épuisés mais heureux. "Je n'ai même jamais été aussi zen, confie Sophie. On est très fatiguées par le projet mais c'est une fatigue qui est bonne. Ce n'est pas du stress négatif, je suis apaisée".

L'immeuble qui abrite leur boutique est encore en travaux, alors les engins de chantier continuent de s'affairer aux étages. Mais la clientèle de Nils Factory est déjà là. Tout ce qu'il faut pour créer un décor de noël magique prend place dans le magasin et les premiers ateliers s'organisent.


L'organisation d'ateliers

"On s'est dit qu'il fallait un plus et que c'est vraiment les ateliers qui allaient faire la différence", lance Isabelle. Pour l'instant, Sophie et Isabelle ont organisé des ateliers couture mais l'offre va s'étendre en 2019.

Leur but est que les clients puissent apprendre à utiliser les produits qu'elles vendent dans leur magasin. "D'abord, c'est plus gai d'apprendre à plusieurs. Et ensuite, les gens ne savent pas toujours comment utiliser les produits. Pour l'instant, on leur explique au comptoir donc on veut pouvoir se poser et le faire ensemble", ajoute la nouvelle commerçante. Toutes les deux se réjouissent à l'idée de transmettre leur passions à leur clientèle, déjà sous le charme.


"On fait ce qu'on voulait"

Plusieurs mois après s'être lancée dans cette aventure, les deux femmes sont très satisfaites de ce qu'elles ont accompli. "On fait ce qu'on voulait, ajoute Isabelle. Et puis, on a créé ça de nos propres mains et c'est gai de voir le résultat tangible après autant de temps de réflexion et de recherche."

Sophie se dit également ravie d'avoir "pu mener le projet si loin". Elle se régale derrière son comptoir et dans les allées du magasin. "C'est beaucoup plus fatiguant mais c'est tellement mieux, se dit-elle en regardant le chemin parcouru. Le fait d'être responsable de ce qu'on fait, ça apporte beaucoup de satisfaction personnelle. C'est exactement ce dont j'avais besoin."

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Gwendeline Delieux

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