Les cours du pétrole ont dégringolé sur l'année

(Belga) Les cours du pétrole terminent lundi une année 2018 chaotique, assombrie par les craintes d'une surabondance de l'offre sur le marché mondial de l'or noir, à l'heure où l'économie mondiale montre des signes d'essoufflement.

Le cours baril de Brent de la mer du Nord, coté sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, a dégringolé de 19,5% sur l'année. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) a de son côté vu son cours s'effondrer de 24,8% sur les 12 derniers mois. Ce repli des prix s'est particulièrement accentué à partir du mois d'octobre, juste après qu'ils se soient hissés à leurs plus hauts niveaux depuis quatre ans: la chute "a été particulièrement rapide et forte", constate Mike Lynch, analyste du cabinet SEER. Le marché a été plombé par des inquiétudes grandissantes liées à un excès d'offre sur le marché mondial par rapport à une demande énergétique sous pression. Ces craintes, exacerbées notamment par le gonflement de la production pétrolière américaine à des niveaux historiquement élevés et par le spectre d'un ralentissement économique mondial, ont fait perdre aux cours du Brent et du WTI plus du tiers de leur valeur en l'espace de trois mois. Par ailleurs, "cela a été l'année du tweet: le président (américain Donald) Trump a d'abord envoyé les cours à des sommets en quatre ans, avant de tweeter à nouveau et de faire perdre tous leurs gains annuels aux marchés", souligne Phil Flynn, analyste de Price Futures Group, notant qu'il s'agit de la première baisse annuelle des cours depuis 2015. Donald Trump a fait miroiter la fin des exportations iraniennes de pétrole dans le cadre de sanctions américaines intensifiées, et a donc fait bondir les cours lors de la première partie de l'année --car cela conduirait à réduire l'offre mondiale disponible. Mais l'hôte de la Maison Blanche a ensuite suscité l'effet inverse sur les marchés, lorsqu'il a finalement accordé des exemptions à huit pays. M. Trump avait auparavant fait pression sur les membres de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) pour qu'ils maintiennent une production élevée, dans le but de faire reculer le prix de l'essence pour les automobilistes américains... une situation qui a renforcé le sentiment de surabondance de l'offre de brut. L'annonce par l'Opep et son partenaire russe d'une réduction de 1,2 million de barils par jour de leur production en fin d'année n'aura pas suffi à enrayer la glissade des cours. (Belga)

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