Oui, le chômage est en baisse en Wallonie, mais ce n'est pas forcément qu'une bonne nouvelle

Les chiffres du chômage sont en baisse en Wallonie : on observe une diminution de près de 5% en 2018 par rapport à la moyenne de 2017. Il faut toutefois nuancer cette tendance positive: dans le même temps, le nombre d'inscrits au CPAS ne cesse lui d'augmenter.

Sans emploi depuis 2015, Patience cherche à relancer sa carrière professionnelle. Il est venu au Forem parcourir les différentes offres. "Je suis en train de chercher une formation, et s’il y a du travail, je peux travailler directement, avec un contrat, ou en tant qu’intérimaire. Mais en attendant, je cherche aussi une formation".


Une année exceptionnelle en matière de création d'emploi

Patience fait partie des quelques 200.000 demandeurs d’emploi enregistrés par le Forem l’an passé. Un nombre en recul de 5%. Cette tendance, l’Office wallon de la formation et de l’emploi l’observe chaque année depuis 3 ans. "Il y a plusieurs facteurs, le tout premier, c’est la création d’emploi. On a vécu une année exceptionnelle, puisque le Forem a diffusé plus de 336.000 offres d’emploi sur l’année, ce qui est un record", explique Marie-Christine Vanbockestal, administratrice générale du Forem.


10.000 personnes exclues du chômage l'an dernier

Autre facteur: l’an dernier, 10.000 personnes ont été exclues du chômage. 2000 d’entre elles se sont tournés vers les différents CPAS. Cette tendance est à la hausse : depuis 2014, 17.000 personnes supplémentaires ont demandé le revenu d’intégration en Wallonie. "Suite aux mesures prises en 2015 par le fédéral sur les exclusions du chômage, on a eu chez nous plus ou moins un tiers qui sont arrivés au CPAS. Dans les deux autres tiers, d’une part, il y a effectivement un effet de mise à l’emploi d’une certaine catégorie de personnes, et d’autre part, on a un autre tiers, et ça c’est peut-être plus inquiétant, qui n’arrive nulle part, et qui sort des radars", explique Alain Vaessen, directeur général de la fédération des CPAS de Wallonie.

Ce glissement des allocataires sociaux a également un coût pour les communes. Il se chiffre à plusieurs centaines de milers d’euros par an pour certaines d’entre-elles.

Sébastien Capette et Alain Hougardy

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