Le vrai scandale, c'est ça: Apple, Google & Co ne paient AUCUN IMPÔT aux Etats-Unis sur un magot de 2 milliards de milliards de bénéfices

Les grandes entreprises multinationales américaines, comme Apple ou Google, conservent leur trésor de guerre dans des paradis fiscaux ? Pourquoi ? Parce qu’une des particularités du système fiscal américain est de ne PAS faire payer d’impôts sur les bénéfices réalisés à l’étranger. Pour échapper aux 35% d’imposition des bénéfices, les multinationales américaines préfèrent donc conserver cet argent hors des Etats-Unis dans des paradis fiscaux.

Ces montants se retrouvent publiés dans les comptes de ces entreprises, ce qui a permis à deux ONG américaines, Citizen for tax justice et US Public interest research, de dresser un hit parade des sommes ainsi entassées à fin 2014. Et les montants sont gigantesques. Autre raison d’en parler, certaines de ces entreprises, quand elles ont besoin de cash, plutôt que de rapatrier une partie de ces montants offshore et de payer les 35% de taxes, préfèrent emprunter aux Etats-Unis et... déduire fiscalement les taux d’intérêts de ces emprunts.

Bref, quand une partie non-négligeable de la population aux Etats-Unis a subi la crise, ce type de stratégie, légale il faut aussi le rappeler, devient de plus en plus insupportable et abime l’image des sociétés en question.

Avec 181 milliards de dollars offshore. Soit l’équivalent du Produit Intérieur Brut de la Nouvelle-Zélande ou du Koweit ! En 2ème position on trouve le groupe industriel General Electric avec 119 milliards de $. Et ensuite, des entreprises comme Microsoft, IBM, Cisco, Google, etc.

Au total, les 500 plus grandes entreprises américaines, détiendraient offshore 2,1 milliards de milliards de $. Un chiffre qui a doublé depuis le début de la crise en 2008 et qui représente à présent pas moins que le Produit Intérieur Brut de la Russie.

C’est surtout une détestable performance fiscale. Ces multinationales ne paient presque plus d'impôt sur les bénéfices hors des Etats-Unis. Elles jouent sur ce qu’on appelle les prix de transfert, sur la rémunération des brevets, licences, marques pour ne pas avoir de bénéfice ou presque où elles commercent. Apple paierait ainsi seulement 2,3% d’impôt.

Ce trésor de guerre est peu utilisable, sauf pour des acquisitions à l’étranger. Raison pour laquelle, cela fait des années que ces entreprises négocient pour obtenir un régime fiscal de rapatriement. Ce que les Américains appelle un Tax Holydays. Barack Obama a proposé début de cette année de rapatrier cet argent en le taxant à 14 plutôt qu’à 35% alors que les républicains proposent des taux bien inférieurs autour de 7%. En attendant, ce sont les américains ordinaires qui payent pour équilibrer le budget US.

Bruno Wattenbergh, chroniqueur économique, ce matin sur Bel RTL

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