Des lingettes pour bébé contiennent un conservateur soupçonné d'effets toxiques: en France, elles ne doivent pas être utilisées avant 3 ans

Les lingettes contenant un conservateur, le phénoxyéthanol, soupçonné d'effets toxiques pour la reproduction, ne doivent pas être utilisées pour nettoyer les fesses des enfants de 3 ans ou moins, recommande l'Agence des produits de santé (ANSM).

Elle a donc décidé d'imposer aux fabricants des produits cosmétiques dits "non rincés" contenant cet agent conservateur, notamment toutes les lingettes y compris celles vendues pour adultes, de faire figurer sur l'étiquetage, au plus tard dans neuf mois, qu'ils ne peuvent pas être utilisés sur les fesses des enfants de 3 ans ou moins.

Cette décision de "police sanitaire", est prise à titre conservatoire, en attendant l'avis de la Commission européenne à ce sujet, ajoute mercredi l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

La recommandation et l'étiquetage vise à éviter la trop fréquente utilisation de toutes sortes lingettes, destinées ou non aux enfants, pour nettoyer les fesses des tout-petits - ce que 64% des utilisateurs reconnaissent faire.

Or, ajoute l'agence sanitaire, leur siège est "particulièrement sensible" avec un risque plus fréquent de peau lésée (érythème fessier) favorisant le passage du conservateur phénoxyéthanol dans le corps.

Les déodorants, ainsi que des produits de coiffage et de maquillage qui contiennent ce conservateur, ne sont pas concernés par cette décision d'étiquetage.

En revanche, "les crèmes, laits et lotions 'non rincés' - c'est-à-dire qu'on applique sans les enlever ou les rincer à l'eau - devront porter cet étiquetage", précise à l'AFP Thierry Thomas de l'ANSM.

Pour les autres produits destinés aux enfants de 3 ans ou moins, la concentration de 1% maximum en phénoxyéthanol est applicable, conformément au règlement européen relatif aux produits cosmétiques.

Des études toxicologiques suggèrent une toxicité du phénoxyéthanol pour la reproduction et le développement à fortes doses chez l'animal, sans que de tels effets aient été rapportés chez l'homme, note l'ANSM.

AFP

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