Pourquoi la Flandre a-t-elle plus de mal à réduire les émissions de CO2 que la Wallonie? (vidéo)

Ce dimanche, des candidats francophones et flamands de tout premier plan débattent sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche".

Certains politiques wallons accusent la Flandre d'être responsable du mauvais classement de la Belgique en matière de climat. D'ici 2020, l'objectif de diminution pour la Wallonie fixé par l'Europe est de 14,7% d'émissions de CO2 en moins. En Flandre, c'est autre chose. L'objectif au nord est de 15,7%.

"On peut se réjouir du bon résultat coté wallon. Nous avons atteint l'objectif dès maintenant en 2019 donc ça nous aidera pour 2030 parce que l'effort d'ici 2030 est encore bien plus important", a expliqué Carlo Di Antonio, ministre wallon de la Mobilité et tête de liste au parlement wallon pour Mons-Borinage (cdH). Il a souligné la difficulté que la Wallonie a eu à avoir des accords plus ambitieux. "Il y a eu toute une série de négociations qui ont impliqué les différents ministres du climat (...) Le blocage du nord, notamment du ministre N-VA a été assez souvent évident. On a eu des informations qui faisaient en sorte qu'il était difficile d'aller plus loin dans des mesures à prendre. C'est tout l'intérêt d'une loi climat ou d'un accord dans l'ensemble des partis si on veut atteindre nos objectifs d'ici 2030", a précisé le ministre.


Pourquoi la Flandre a-t-elle plus de mal à réduire les émissions de CO2?

"C'est plus difficile en Flandre de réduire les émissions de CO2, car nous sommes plus densément peuplés et nous avons une grande industrie pétrochimique à Anvers, c'est la deuxième plus grande après Houston donc c'est très difficile. Et on a investi la décennie passée 20 milliards d'euros dans le renouvelable. Il y a plus de panneaux photovoltaïques en Flandre par m², il y a plus de moulins à vent en Flandre qu'en Wallonie", a justifié Cieltje Van Achter, vice présidente, députée bruxelloise et tête de liste au Parlement bruxellois (N-VA).

"En Flandre et en Wallonie, on fait tout ce qu'on peut"

Pour Koen Geens, "C'est clair que parler du passé est intéressant, mais il faut surtout parler de l'avenir. Je crois que les poumons de la Belgique, c'est évidemment le sud du pays. La province du Luxembourg par exemple, on connaît la différence avec la région d'Anvers il n'y a rien à faire. Il y a 2 millions de gens dans la province d'Anvers et dans la province du Luxembourg, il y en a 300.000", a précisé le ministre de la Justice et tête de liste à la Chambre pour le Brabant flamand (CD&V). "En Flandre et en Wallonie, on fait tout ce qu'on peut", a insisté Koen Geens. 


La question du nucléaire

La N-VA veut que le nucléaire continue. "Si on ferme toutes les centrales pour 2025, ça va être encore plus difficile car le nucléaire n'a presque pas d'émissions de CO2. On va fermer cette centrale et on va la remplacer par des centrales de gaz qui vont augmenter énormément le CO2 alors que c'est mauvais pour le climat et en plus ça va coûter énormément. Entre 9 à 14 milliards. Donc ce n'est pas réaliste", a précisé Cieltje Van Achter.

Le parti politique flamand sp.a ne partage pas cet avis. "Pour le nucléaire, c'est clair qu'il faut fermer. Il n'y a aucune bonne raison de continuer à investir dans le passé. Tout le monde, même la N-VA reconnaît qu'il n'y a aucun scénario dans lequel nous allons investir dans de nouvelles centrales nucléaires alors continuer à les utiliser aujourd'hui coûtera de l'argent aussi, car il faudra investir pour les prolonger. C'est un investissement dans une technologie du passé donc c'est complètement idiot. En plus, l'argument que ça va augmenter les émissions n'est pas correct, car les émissions des centrales nucléaires ou gaz ne sont pas mesurées et évaluées sur le niveau belge, mais sur le niveau européen. Les centrales à gaz en Belgique remplaceront des centrales charbon en Allemagne et diminueront les émissions au niveau européen", a rétorqué Bruno Tobback, député flamand et tête de liste au Parlement flamand pour le Brabant flamand (sp.a).

RTL INFO

A lire aussi

La vice-présidente de la N-VA l'annonce: si la Suédoise est reconduite, le confédéralisme serait encore mis au frigo

Reactions

Vous devez accepter les cookies de réseaux sociaux pour afficher les commentaires.

En ce moment sur RTL info

Alertez nous

Ce site optimisé pour un affichage sur mobile

Pour un affichage optimal, nous vous recommandons d'accéder à la version PC. Quelle version désirez vous?