Aller à la Côte d'Opale plutôt qu'à la Côte belge, c'est aller là où l'extrême-droite est encore plus forte...

Aller à la Côte d'Opale plutôt qu'à la Côte belge, c'est aller là où l'extrême-droite est encore plus forte...

Vous avez été très nombreux, hier, à filer vers la Côte pour profiter des larges rayons du soleil. Souvent dans votre station flamande préférée. Mais depuis les résultats des élections, la progression forte du Vlaams Belang, parti d’extrême droite, anti-wallon, dans cette région du pays, refroidit les ardeurs de certains francophones. Les appels au boycott se multiplient d’ailleurs, sur les réseaux sociaux notamment. Au profit de la côte d’Opale, située en France, juste de l’autre côté de la frontière.

Et pourtant, dans cette zone de France, on votait aussi dimanche dernier…et on a aussi voté massivement pour l’extrême droite !

Dans les 4 départements français de la côte, ceux qui sont dans le prolongement de notre côte belge (Le Nord, Le Pas de Calais, La Somme et la Seine-Maritime), c’est en effet le parti de Marine Le Pen qui est arrivé en tête. Le Rassemblement national, ex-FN, a réalisé dans ces endroits des scores bien plus élevés que dans le reste du pays. Jusqu’à 38%, par exemple, autour de Calais. À Dunkerque : 30%. Et 32% à Boulogne-sur-Mer.

Cela dit, une nuance. Dans les riches communes de la Côte d’Opale, on a plutôt plébiscité la Liste du président Macron. Par exemple, dans les environs de Wissant, station très prisée des Belges. 44% à Tardinghen pour LAREM. Mais aussi au Touquet. Quelques poches de macronisme, qui contrastent avec des communes plus défavorisées socialement, et marquées par les camps de migrants de Calais et Grande-Synthe.

Bien sûr. Le Rassemblement National de Marine Le Pen plébiscité le long de la côte ne défend pas de mesures spécifiques contre les Wallons. Mais elle est une alliée fidèle du Vlaams Belang au sein du parlement européen, où ces 2 formations font partie du même groupe politique.

Aller à la Côte d'Opale plutôt qu'à la Côte belge, c'est aller là où l'extrême-droite est encore plus forte...
Marine Le Pen serrant la main de Tom Van Grieken, le président du Vlaams Belang, le 5 mai, il y a tout juste un mois (Source Belga)

Antonio Solimando

A lire aussi

Les sauveteurs de la Côte belge appellent les baigneurs à la vigilance: "Nous ne pouvons pas être partout" Le Grand Baromètre montre une montée des extrêmes: voici quatre éléments pour expliquer ce phénomène

Reactions

Vous devez accepter les cookies de réseaux sociaux pour afficher les commentaires.

En ce moment sur RTL info

Alertez nous

Ce site optimisé pour un affichage sur mobile

Pour un affichage optimal, nous vous recommandons d'accéder à la version PC. Quelle version désirez vous?