Après Huawei, une autre entreprise chinoise active dans la 5G installe un "centre de cybersécurité" à Bruxelles: pourquoi ?

ZTE est moins connu en Belgique, car il vend moins de smartphone. Mais il est très actif dans la 5G, qui débarque progressivement dans le monde entier. La raison de l'installation de tels "centres de cybersécurité" est avant tout une histoire de communication, de transparence...

Après Huawei, l'entreprise chinoise ZTE ouvre à son tour un centre de cybersécurité à Bruxelles. Ce "lab" sera installé "dans le coeur politique et administratif de l'Union Européenne", indique-t-elle dans un communiqué.

Il y a quatre mois, le géant chinois de la téléphonie Huawei ouvrait son centre de cybersécurité à Bruxelles. Cette arrivée avait suscité une importante attention médiatique, les Etats-Unis accusant Huawei d'espionnage. En Belgique, le Centre pour la Cybersécurité Belgique (CCB) a également ouvert une enquête, mais n'a repéré aucun risque en matière de cybersécurité. La société chinoise a toujours nié toutes les accusations.

Pourquoi ?

Avec l'installation de centres consacrés à la cybersécurité, les entreprises de téléphonie chinoises semblent vouloir offrir plus de transparence. C'est donc une opération de communication, une vitrine supposée prouver que ces entreprises vendant du matériel aux opérateurs du monde entier ouvrent leurs portes, montrent leur manière de fonctionner. C'est pour rassurer le grand public, les entreprises, l'opinion public. Peu de chance que s'y développe la moindre technologie interne de ZTE ou de Huawei...

C'est plus ou moins ce que dit un responsable du groupe chinois concurrent de Huawei. "L'intention originale de ZTE avec le Cybersecurity Lab Europe est de fournir aux clients, régulateurs et autres parties prenantes du monde entier une grande transparence par le biais de la vérification et de la communication", a déclaré Zhong Hong, directeur de la sécurité de ZTE.

Pas sur la liste noire des Etats-Unis

ZTE ne figure pas sur la liste noire des Etats-Unis, malgré des critiques sur le fait que l'entreprise commerce avec l'Iran. Le groupe avait alors été frappé d'une interdiction d'exportation vers les Etats-Unis et avait dû s'acquitter d'une amende d'1 milliard de dollars.  

Avec ce centre de cybersécurité, les clients et les régulateurs seront en mesure de vérifier le code source de l'équipement réseau et de tester les cyberattaques. "La sécurité de l'industrie ICT ne peut pas être contrôlée par un seul opérateur. ZTE veut jouer un rôle important ici", ajoute l'entreprise.

ZTE dispose déjà de centres équivalents à Nanjing (Chine) et à Rome (Italie).

Mathieu Tamigniau (avec AFP)

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