Naïm Touzani a-t-il tué intentionnellement Siham, sa petite amie? La justice estime que 'Non', les proches de la victime contestent

Selon les chiffres officiels, en Europe, un quart des femmes ont déjà subi des violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint. En Belgique, la justice ouvre chaque année 45.000 dossiers de violences conjugales. Et dans ce genre de dossiers, le taux de récidive est de 38%. Siham, 17 ans, est morte sous les coups de son petit copain, multirécidiviste. Pourtant, la justice a estimé qu'il n'y avait pas intention de tuer. 

La mère et la sœur de Siham sont encore sous le choc. Elles ne comprennent pas la décision prise par la justice contre Naïm Touzani, l'homme qui, par ses coups, a provoqué la mort de Siham. Alors que la relation n'a que 3 mois, plusieurs scènes de violence avaient déjà eu lieu et des menaces avaient déjà été proférées. "J'avais confiance en la justice, j'avais confiance en tout le monde. C'était une jeune femme de 17 ans, lui un garçon de 24 ans. Il a tué toute la famille, il a gâché notre vie. Je ne lui pardonne pas", confie la mère de la victime. 

Elle a été attachée.

Le dossier a été jugé par le tribunal correctionnel car la justice a estimé que les coups n'ont pas été donnés avec l'intention de tuer. "On voit bien qu'il y avait déjà des menaces de mort. A plusieurs reprises, il lui a dit 'Je vais te tuer, ça ne sera pas difficile à faire, je vais le faire. Je creuse ta tombe'. Il y a eu des menaces par milliers. Je ne sais pas comment on peut nier son intention de tuer ce jour-là", lâche la sœur de Siham. 

Naïm Touzani est un multirécidiviste déjà condamné pour vol avec violence ou attentat à la pudeur sur mineurs. "Elle a été attachée donc à partir de ce moment-là, il ne laisse aucune défense à sa victime. Elle portait au moins 94 coups sur le corps dont une vingtaine au niveau de la tête", assurent les proches de la jeune femme. Pour la famille de Siham, aucun doute n'est possible: la jeune femme a été victime d'un meurtre. 

RTL INFO avec Benjamin Samyn et Xavier Preyat

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