Pourquoi une entreprise en bénéfice comme GSK licencie-t-elle? "Les citoyens ne comprennent plus le système économique"

Après l'annonce du plan de transformation de la firme pharmaceutique GSK menaçant 935 emplois, Elio Di Rupo a réagi mercredi dans le RTL INFO 19H. Le ministre-président wallon a déclaré vouloir "essayer de comprendre. Nous avons invité les responsables, l’administrateur-délégué de GSK à nous rencontrer ce jeudi. Nous allons essayer de les convaincre de réduire considérablement ce nombre de licenciements"

Une volonté de dialogue saluée par le député Ecolo Manu Disabato. L'invité de 7h50 sur Bel RTL fait le parallèle ce matin avec d'autres suppressions d'emplois qu'avait connu la Wallonie il y a quelques années : "On ne peut pas les traiter de la même manière que Caterpillar. Caterpillar a mis la clé sous le paillasson et est parti avec la caisse d'une certaine manière. Ici, GSK ce n'est pas du tout le cas". 

"Il y a des bénéfices et puis on licencie"

"Nous devons être attentifs, GSK ça reste quand même aujourd'hui 9.000 emplois et donc pour la Wallonie c'est un domaine extrêmement important. Il faut se battre pour réduire le nombre de licenciements", insiste Manu Disabato. Avec 9.300 emplois, le géant pharmaceutique est le premier employeur privé en Wallonie.

Pourtant le groupe enregistre d'importants bénéfices. Une situation que regrette le député wallon : "Les citoyens aujourd'hui ne comprennent plus le système économique. On voit qu'il y a des bénéfices qui sont records et puis on licencie des gens. C'est là le vrai problème, il faut retrouver le sens de l'économie". 

Manu Disabato se dit choqué par la situation : "En tant qu'écologiste, je ne peux pas accepter ce genre de pratiques". "Les solutions, pour moi, elles se situent au niveau européen. L'Europe représente 500 millions d'habitants et si on veut être un vrai pôle, si on veut défendre nos intérêts en Wallonie et en Belgique, c'est par l'Europe que ça passe", a-t-il conclu.

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