Harcèlement scolaire: cette école de Châtelet organise un atelier pour lutter contre le phénomène

La reine Mathilde s’est rendue ce matin à l’école Sainte-Marie située à Châtelet. Le but de la visite : découvrir le fonctionnement d’une cellule harcèlement mise en place au sein de l’établissement il y a 4 ans. Une thématique très importante pour la reine.

Une de nos équipes a pu assister à un atelier donné à des élèves de première secondaire dans le cadre de cette cellule. Plusieurs élèves de cette classe ont été harcelés en primaire. De mauvais souvenirs qui laissent des traces. L’objectif de la cellule: sensibiliser la classe à cette problématique.

Première étape de cet atelier, conscientiser les élèves aux dangers des préjugés. Pour cela, une étiquette avec un trait de caractère est collé au hasard dans leur dos. En fonction des mots, ils doivent créer des groupes avant de découvrir ce qui était indiqué.

 Mes parents m'ont dit qu'il fallait que je sois forte

Pour beaucoup la prise de conscience est immédiate, ce qui en amène certains à se livrer sur des événements douloureux.

"J'ai presque failli me suicider parce que j'en avais marre. Mes parents m'ont dit que c'était pas grave et qu'il fallait que je sois forte. Pendant trois ans, j'ai été harcelée en primaire et je l'ai mal vécu parce qu'un jour ça va, mais d'office toujours les mêmes critiques et les mêmes personnes, c'est essoufflant", confie Victoria, une élève de première secondaire.

Une situation également vécue par Alessandra. "C'était souvent des insultes mais qui se prennent à la rigolade pour eux, mais pour moi ce n'était pas drôle parce que ça me touchait vraiment", explique-t-elle.

La cohésion de groupe est bien plus plus forte

Des élèves qui ont aujourd'hui réussi à surmonter cette épreuve principalement grâce à la communication. Un élément important abordé durant ces ateliers.

"Depuis qu'on fait la formation et qu'on fait des animations, du moins en première en début d'année, la cohésion de groupe est bien plus plus forte et les élèves se rendent compte qu'ils peuvent s'adresser à n'importe qui dans l'école", indique Mariloli Garcia, une éducatrice. 

Dans la pratique, l'école propose un atelier dès le premier jour de la rentrée. Pour les élèves de première secondaire, ensuite la cellule harcèlement est activé à chaque fois qu'un élève la sollicite ou qu'un membre du personnel constate un problème. Au total dix-neuf enseignants et éducateurs ont été formés. Pour chaque atelier, ils sont trois, deux dans le rôle d'animateur et le dernier en tant qu'observateur.

Entre chaque séance, des débriefings sont alors organisés et des mesures plus spécifiques sont prises en cas de besoin. Une cellule qui à l'heure des réseaux sociaux s'avère plus que nécessaire en Fédération Wallonie-Bruxelles. Un élève sur trois est concerné par le harcèlement scolaire.

Justine Roldan Perez et Damien Loumaye

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