Saint-Valentin: savez-vous d'où viennent les roses que vous comptez offrir?

Dans huit jours ce sera la Saint-Valentin. Ce qui veut dire qu'on va vendre beaucoup de roses. Des fleurs qui proviennent essentiellement d'Afrique ou d'Amérique du Sud et qui arrivent par avion à Liège. L'aéroport de Bierset qui est d'ailleurs devenu une véritable plaque tournante du commerce des fleurs coupées.

A l'aéroport de Liège, tous les jours, une dizaine d'avions cargos atterrissent remplis de roses. "Principalement en Amérique du Sud avec notamment des fleurs qui viennent d'Equateur et de Colombie. Ce sont nos deux principaux marchés là-bas. Et notre autre deuxième marché, c'est l'Afrique avec l'Ethiopie, l'Ouganda et le Kenya principalement", explique Jonathan Bouchat, le directeur général de Fresh Express.

L'étape suivante se déroule dans les halls de stockage avec les contrôleurs de l'Afsca. Entre les pétales, il cherche des larves de papillon, des mouches, des traces de virus ou des bactéries. Tout ce qui pourrait nuire à la végétation européenne. Rien de suspect ce jeudi matin.

"On trouve régulièrement des insectes et alors on bloque, on envoie l'échantillon au laboratoire qui détermine précisément quel insecte on a trouvé et s'il y a un problème, c'est bloqué à la frontière, et les fleurs soit soit incinérées soit refoulées", précise Jean-Paul Denuit, le manager du centre de contrôle de Liège.

Dans un hall de l'aéroport, on retrouve le contenu d'un gros avion cargo avec 3,5 millions roses. "On en reçoit comme ça une trentaine par semaine et donc ici avec la Saint-Valentin, on a vraiment un pic et je pense qu'on fait encore 50% en plus. On pourra avoir une quinzaine de vols supplémentaires juste pour la Saint-Valentin", ajoute Jonathan Bouchat.

Entre le 1er et le 14 février, plus de 300 millions de roses atterriront à Liège. C'est un produit frais. Elles sont immédiatement chargées dans des camions frigo. Il faut dix camions pour un avion. Direction la criée d'Amsterdam, le Centre européen du commerce des fleurs. De là, elles reprendront la route vers les entrepôts des grossistes.

Une partie ira ensuite en France, en Italie et une très grande partie en Russie. Sans oublier la Belgique, où certaines d'entre elles, reviendront après un court séjour à Amsterdam. Cultivées pour leur aspect, ces roses ne sentent rien. Après avoir parcouru entre 7.000 et 15.000 kilomètres, elle dégage tout de même une forte odeur de CO2.

Vincent Jamoulle et David Muller

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