Des experts répondent à TOUTES VOS QUESTIONS sur le Coronavirus

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RTL INFO répond à vos nombreuses questions, grâce à l’éclairage de spécialistes.

SESSION DE QUESTIONS DU 8 MARS

Yves van Laethem, spécialiste des maladies infectieuses au CHU Saint Pierre a répondu, en direct dans le RTL INFO 19H, aux nouvelles questions que vous nous avez posées via le bouton orange Alertez-nous.

Ludovic Laidoun de La Louvière: "Le coronavirus va-t-il disparaître et à quelle échéance?"

"La question est intéressante, puisqu'on a connu, historiquement parlant, un coronavirus qui nous a fait fort peur, le fameux SRAS, et celui-là a complètement disparu sans qu'on ait parfaitement compris pourquoi. Les coronavirus banals, qui donnent des infections de la gorge, du nez, et qu'on connaît chaque année, ont tendance à être saisonniers. Donc, on peut espérer, mais ne fantasmons pas, une diminution de l'infection avec les beaux jours, sans être certain que ce nouveau corona fera la même chose que les anciens".

Pascale: "Quelqu'un en période d'incubation du coronavirus sans symptômes peut-il contaminer quelqu'un d'autre?"

"Tout à fait, et ce qui est malheureux, c'est qu'il existe un certain nombre de sous-marins qui peuvent infecter les gens sans être eux-mêmes malades, ou avec deux gouttes au nez sans plus. Et le gros problème, c'est de repérer ce genre de porteurs et transmetteurs du virus".


Charlotte, de Namur: "Comment gérer la situation par rapport à des personnes qui ont les symptômes, mais qui ne viennent pas d'une zone à risque? Quelle attitude adopter avec ces patients-là?

"Pour l'instant, je pense qu'il ne faut pas faire différemment qu'avec quelqu'un qui aurait les mêmes symptômes en dehors de l'épidémie. On ne peut pas tabler sur le fait qu'elle est infectée par le corona, il faut donc un traitement symptomatique, et ne pas les isoler, actuellement en tout cas, parce qu'on n'a pas, au départ, une certitude de cette infection. Il y a plein de virus grippaux qui circulent, plein d'autres virus, il s'agit probablement d'un virus non corona dans ce contexte".

David: comment expliquer un tel taux de mortalité en Italie, il est quasi nul en Allemagne et inexistant pour l'instant en Belgique. Nous ment-on?

"Je pense qu'on ne nous ment pas, il n'y a pas de fantasme à avoir, on ne cache pas des cadavres dans les couloirs des hôpitaux. Je pense simplement qu'en Belgique, on a les infections de première ligne, c'est-à-dire les gens qui sont partis essentiellement dans le nord de l'Italie en vacances, aux sports d'hiver. Ce sont des gens jeunes, en bonne santé, et on sait que le virus ne tue pratiquement pas dans ce groupe d'âge. Par contre, lorsqu'on aura des cas secondaires qui vont arriver, dans la population de personnes plus âgées, par exemple, on risque d'avoir la mortalité que l'on a en Italie, ou en tout cas, une certaine mortalité".

Mr Bonardeaux: quand on a été guéri du coronavirus, peut-on retomber malade?

"Une question intéressante aussi, parce qu'on pensait que non, d'abord, puis on s'est rendu compte qu'en Chine, entre autres, qu'on peut reporter à nouveau le coronavirus. On est probablement moins malade, mais on est à nouveau transmetteur. Et donc c'est une question importante concernant l'efficacité potentielle d'un futur vaccin".

Jeanne-Françoise: J'ai entendu, lu dans différents médias que les patients qui ont le coronavirus, on les renvoyait chez eux. Moi je trouve que ce n'est pas une bonne idée, parce qu'ils vont contaminer les autres. Alors, je voulais vous demander pourquoi on les renvoyait chez eux?

"Dans la mesure où socialement et culturellement il est possible de rester chez soi, c'est mieux, parce qu'on n'encombre pas ainsi les systèmes de santé qui doivent être réservés aux gens qui sont réellement malade. Et dans certaines circonstances, pour des raisons sociales, il faut, et on hospitalise des gens qui sont infectés.

Anonyme: les transports en commun sont-ils désinfectés ? Et les chariots dans les magasins?

"Je pense que le problème est effectivement très présent à ce niveau-là. Je pense que dans les transports en commun, par exemple, les barres des métros, des tramways, et cætera, sont potentiellement infectés. On sait que le virus peut tenir sans doute un jour ou deux sur ces surfaces inertes, et donc, il faudrait certainement pouvoir les désinfecter une ou deux fois par jour au moins. En attendant, puisqu'on n'a pas d'autres solutions, et qu'on ne sait pas ce qu'il en est, il y a deux possibilités. Soit on a l'occasion d'avoir un petit flacon d'alcool, de plus en plus rare, on est bien d'accord, soit on va se laver les mains lorsqu'on arrive au travail ou à domicile".

SESSION DE QUESTIONS DU 26 FÉVRIER

Deux spécialistes étaient présents le mercredi 26 février sur le plateau de l'édition spéciale du RTL 19H : Emmanuel Bottieau, infectiologue, spécialiste des maladies tropicales et infectieuses à l’institut de médecine tropicale d’Anvers et Steven Van Gucht, virologue et président du comité scientifique de Sciensano, l'institut scientifique de santé publique.

Ci-dessous, vos nombreuses questions, classées en quatre grands thèmes: santé, confinementséjours à l'étranger et prévention.

SANTE

Julie : C’est quoi le coronavirus exactement ?

Le coronavirus est issu d’une famille de virus qui peuvent provoquer des maladies très diverses chez l’homme, allant du rhume banal au SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère), et qui causent également un certain nombre de maladies chez l’animal, expliquent les docteurs Christian Mostosi et Philippe Farr. Il existe également le MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient). Actuellement, on parle du 2019 Novel Coronavirus, ou 2019-nCoV, qui est un nouveau virus respiratoire identifié à Wuhan, en Province de Hubei, en Chine. Nouveau car cette forme n’a pas encore été identifiée jusqu’à présent.

Rosa : Comment le virus s’est-il développé du jour au lendemain ?

Selon les docteurs Christian Mostosi et Philippe Farr, l'épidémie a commencé dans la ville chinoise de Wuhan, capitale de la province de Hubei. Dans les premiers moments, il a semblé que l'épidémie était liée au marché South China Seafood City (appelé aussi South China Seafood Wholesale Market ou Hua Nan Seafood Market). Ce marché accueille des commerçants en fruits de mer, volailles, chauves-souris, marmottes et autres animaux sauvages, ce qui indique une probable origine animale de ce virus. Il s’est avéré par la suite que le virus pouvait également se transmettre entre humains, mais l'ampleur totale de ce mode de transmission n’est pas encore complètement connue à l’heure actuelle. Des cas ont entre-temps été découverts dans d'autres régions de Chine et dans d'autres pays. Les autorités chinoises effectuent en ce moment des recherches sur le coronavirus et la source des contaminations.

Linda: Comment attrape-t-on le coronavirus? Comment se transmet-il ?

Le coronavirus est comparable à tous les autres virus respiratoires comme la grippe. “Il se communique par des gouttelettes qu'on recrache, même dans une discussion courante, ou a fortiori si on éternue. Également par les surfaces de contact", explique Elie Cogan, médecin du service de médecine interne au Chirec (site Delta), c’est-à-dire que si un malade éternue sur une table et que vous touchez ces gouttes de salive, puis que vous portez immédiatement vos mains à votre bouche, vous pourriez être infecté à votre tour. Cela étant, une fois hors de l’organisme, le virus survit peu de temps.

Laurent : Est-ce que le coronavirus peut se transmettre via les colis postaux commandés en Chine car je viens de recevoir un colis (une casquette) ?

La réponse est NON. Selon Emmanuel André, microbiologiste, professeur de médecine à la KU Leuven et membre de l’équipe de référence sur les coronavirus, “il n'y a aucun risque, aucun souci". Les docteurs Christian Mostosi et Philippe Farr rappellent également que les coronavirus se propagent par l'intermédiaire des êtres humains et des animaux. Ils ne survivent pas bien en dehors du corps. Et certainement pas sur du carton, du matériel d'emballage ou d'autres objets. Les autres coronavirus ne se propagent pas de cette manière et nous n'avons aucune raison de penser qu'il en aille autrement pour ce nouveau coronavirus.

Darya : Est-ce que le virus est transmissible via l’échange de billets ou de monnaie ?

Ce n’est pas impossible mais peu probable puisque la durée de vie de ce virus à l’air libre est très limité. Comme le souligne Simon Dellicour, chargé de recherches FNRS, “quelqu’un contaminé qui toucherait un billet et qui le donnerait directement à quelqu'un d’autre qui ensuite aurait un contact avec son visage, une transmission est possible. Mais ce n’est pas un scénario très probable sur des pièces prises au hasard en circulation. Une poignée de porte touchée par beaucoup plus de personnes, comme dans un hôpital, est beaucoup plus à risques”.      

Cloclo: Peut-on guérir les gens qui ont le coronavirus ? 

Oui, l'écrasante majorité des malades atteints du coronavirus guérissent. Selon le professeur Elie Cogan, médecin du service de médecine interne au Chirec (site Delta) dans plus de 80% des cas, les personnes se sentent mal durant une grosse semaine, puis le virus guérit tout seul. "Le problème qui est posé ici, c'est que 10 à 15% sont des situations plus graves qui nécessiteront des hospitalisations, et dans environ 5% des situations on se retrouvera aux soins intensifs avec des soins supportifs importants face à un problème de pneumonie grave", explique Elie Cogan.

Ange : Ma fille de 5 ans a une maladie auto-immune, a-t-elle plus de risque d'attraper le coronavirus ? Qu'en est-il de tous ces patients immunodépressifs, par exemple qui sont en chimiothérapie pour un traitement contre le cancer ?

"Tout d'abord, les enfants ne sont pas une tranche d'âge à risque, explique l'épidémiologiste Simon Dellicour. On a pu estimer maintenant avec les premières données de Chine que 85 % des personnes infectées avaient plus de 30 ans. Entre 30 et 80 ans. Par contre, on sait aussi maintenant que les personnes qui sont à risque sont les personnes âgées mais aussi les personnes qui ont déjà une immunité affaiblie par exemple à cause du diabète, de l'hypertension, ce genre de choses. Je n'ai pas d'information précise par rapport à cette faiblesse là de l'immunodépression mais effectivement c'est quelque chose qui demande prudence s'il y a déjà un affaiblissement immunitaire à la base."

Véronique : Nous voyons qu'en France, deux patients qui ne sont jamais allés aux endroits contaminés ont pourtant contracté le virus, comment cela se fait-il ?

Selon Simon Dellicour, "c'est un problème car identifier le patient 0, qui a amené le virus pour la première fois dans la zone qui n'était pas contaminée permet de retracer les contacts qu'il a eus et de prévenir les gens, de surveiller la population à risque c'est-à-dire la population qui a été en contact avec la personne infectée. C'est l'intérêt de connaître l'identité du patient 0. Les personnes qui ont été contaminées en France l'ont été parce qu'elles ont été en contact avec quelqu'un d'infecté. Ça, c'est sûr. Plus le temps avance moins l'identité du patient 0 n'a d'intérêts car la chaîne de transmission circule et à ce moment-là, il n'y a pas un patient 0 mais plusieurs patient infectés. Il faut essayer de le retrouver tant qu'il y a un intérêt logistique et que ça nous permet d'enrayer la propagation du virus dans la population.

Youssef : Une personne atteinte du virus mais qui ne présente pas de symptômes peut-elle infecter d'autres personnes ?

"Il y a tout un débat actuellement sur les personnes asymptomatiques, rapporte Simon Dellicour. On ne connaît pas la proportion de gens qui portent le virus mais qui n'ont pas de symptômes. Par contre, on sait que quelqu'un qui porte le virus mais qui n'a pas de symptômes ne va par définition pas tousser ou éternuer, à cause du virus en tout cas, et donc a moins de risques de faire sortir ces fameuses gouttelettes qui peuvent parfois aller jusqu'à 2 mètres de distance et contaminer l'entourage. Donc une personne asymptomatique, ce dont on est sûr c'est qu'elle a moins de risque de contaminer d'autres personnes mais on ne connaît pas la proportion de la population asymptomatique.

Melissa : Comment faire pour se protéger du virus ?

D’après les docteurs Christian Mostosi et Philippe Farr, il n’y a pas de vaccin à ce jour. Il existe cependant des comportements qui évitent la propagation des germes :

-          Se laver souvent les mains avec de l’eau et du savon durant 20 secondes minimum. Si l’eau et le savon ne sont pas à disposition, on peut utiliser un gel hydroalcoolique

-          Éviter de se toucher les yeux, le nez, la bouche avec des mains non lavées

-          Éviter le contact avec des personnes malades car le virus se transmet d’homme à homme

-          Rester à la maison si on est malade

-          Se couvrir complètement la bouche et le nez lorsqu’on tousse ou on éternue. Jeter les mouchoirs à la poubelle

-          Nettoyer et désinfecter les objets fréquemment employés (bics, téléphones, poignées et autres surfaces)

-          Éviter les atmosphères confinées  

Si le virus circule un jour en Belgique et que vous avez des symptômes proches ou qui pourraient être le signe d’une infection, Simon Dellicour vous conseille idéalement “de ne pas se rendre aux urgences ou en milieu hospitalier directement mais d’appeler le numéro d’urgence pour ne pas se précipiter dans un milieu où il y aurait d’autres personnes contaminées alors que l’on n’est peut-être pas infecté soi-même”

Jennifer : Je voudrais savoir comment  protéger les enfants de ce virus.

Simon Dellicour, chargé de recherches FNRS, souligne que d’après les données à notre disposition, les enfants sont très peu impactés par le virus. “Il y en a beaucoup qui ne sont pas infectés ou ne présentent pas de symptômes. Il n’y a pas de précautions particulières pour les enfants par rapport à n’importe quel autre individu. Ce sont les mêmes précautions générales.”  

Vincent : Le coronavirus est-il vraiment pire que la grippe ? Doit-on réellement s'inquiéter si on est actuellement en bonne santé ?

Selon Simon Dellicour, le coronavirus est “pire” que la grippe saisonnière car, d’après les estimations actuelles, le taux de mortalité est un peu plus élevé. “Je ne rentre pas dans les chiffres car ils évoluent de jour en jour. Ce taux reste toutefois faible par rapport à d’autres maladies. Il faut donc bel et bien s’inquiéter puisqu’il s’agit d’une maladie qui arrive dans une population qui n’est pas encore infectée, donc il y a un principe de précaution.” Par contre, le chercheur conseille d’éviter toute psychose: “Ce n’est pas non plus la maladie la plus dangereuse à laquelle nous avons été confrontés. Il ne faut dès lors pas paniquer”.

Suzy : Le virus peut-il muter ?

Simon Dellicour rappelle qu’il s’agit d’une maladie qui affecte les voies respiratoires, donc un décès est très probablement lié à des insuffisances respiratoire. Par ailleurs, dire qu’un virus mute, selon lui, c’est comme dire qu’un enfant grandit ou que le temps passe. “Tous les virus mutent en permanence, ils ont un taux de mutation très élevé. Et il y a un souci avec l’utilisation du mot mutation dans le langage commun qui est associé à quelque chose de négatif. Or c’est juste un changement qui a lieu tout le temps dans le virus. Est-ce qu’une mutation peut rendre le virus plus dangereux ? Oui, c’est possible mais ce n’est pas fréquent et ce n’est pas quelque chose qui doit inquiéter la population.” 

Thai : Quels sont les symptômes les plus reconnaissables et distinctifs ?

-          Fièvre (prenez votre température deux fois par jour)

-          Toux

-          Essoufflement ou difficulté à respirer

-          D’autres symptômes précoces à surveiller : frissons, courbatures, mal de gorge, mal de tête, diarrhée, nausées, vomissements et écoulement nasal

La fièvre peut ne pas être présente, surtout chez les sujets très jeunes, âgés, avec un système immunitaire affaibli (personne greffée ou prenant des médicaments agissant sur le système immunitaire) ou ayant pris un médicament pour diminuer la fièvre.

Russo : Quelles sont les personnes le plus à risques face au coronavirus ?

Comme pour beaucoup de maladies infectieuses, les personnes les plus à risques sont les personnes âgées ou déjà affaiblies par un autre facteur. “Les personnes présentant des pathologies chroniques (cardiaques, respiratoires, maladie auto-immunitaire…) présentent un risque plus élevé”, précisent les docteurs Christian Mostosi et Philippe Farr. 

Julien : Est-ce qu’une personne de 28 ans présentant de l’asthme est en danger face au coronavirus ?

Selon Simon Dellicour, chargé de recherches FNRS, il est certain que le coronavirus est plus dangereux pour les personnes qui sont déjà affaiblies pour une raison x ou y. Mais il ne possède pas d’information précise concernant un lien direct de risque plus élevé pour une personne asthmatique.

Isa : Quelle est la tranche d’âge des décès ?

Le taux de mortalité est variable en fonction de l'âge des patients: 0% de 0 à 10 ans, 0,2% jusque 39 ans et 14,8% pour les plus de 80 ans. 

L’infectiologue Emmanuel Bottieau souligne qu’on s'est aperçu très rapidement dans l'épidémie que les personnes plus âgées, et bien entendu celles qui ont des problèmes de pathologies sous-jacents, des problèmes cardiaques ou pulmonaires, sont plus susceptibles de développer des complications. Mais d'une manière générale, dans la population plus jeune, le taux de décès est extrêmement faible.

Rebecca : Est ce que les femmes enceintes peuvent être plus vite affectées par le coronavirus ?

Emmanuel André, infectiologue à la KUL : “Aujourd’hui on n’a pas d’indication pour dire que les femmes enceintes seraient plus affectées par le virus mais il y a encore que très très peu d’informations disponibles donc le principe de précaution s’exerce évidemment.”

Soumiya : Je suis enceinte de 3 mois et asthmatique, je ne trouve que des informations contradictoires concernant les risques pour le bébé. Que risque mon bébé si je contracte le virus ? De plus, je lis hier qu'un vaccin existe (chloroquine) mais j'ai l'impression que ça n'est pas vraiment le cas car les gens continuent à mourir et on ne propose pas de vaccination à grande échelle ?

Vinciane Charlier, porte-parole du SPF Santé publique : "Il faut que la personne contacte son gynécologue ou son médecin traitant afin de savoir ce qui est le mieux à faire. S’il y avait réellement un vaccin, bien évidemment qu’on l’utiliserait."

Guy : Pourquoi le traitement à la chloroquine n'est-il pas plus mis en application, ou du moins on n’en parle pour ainsi dire pas ?

Emmanuel André : "A ce jour l’effet de la choroquine a été démontré par un laboratoire en particulier en chine mais cette activité doit encore être confirmée par d’autres tests et des études cliniques qui testent l’efficacité de ce médicament directement chez l’homme en comparant des personnes qui ont reçu et d’autres qui n’ont pas reçu le traitement. C’est ce type d’étude qui va nous permettre d’affirmer qu’il y a une activité. Parce que le fait de voir une activité dans des tests de laboratoire ne veut pas toujours dire qu’on peut reproduire cette activité quand on administre cette molécule en tant que médicament chez l’homme."

Andrée : Une personne qui chaque année, 2019 bien sûr y compris, se fait vacciner contre la grippe est-elle mieux protégée contre le coronavirus ? 

La réponse est NON, selon Simon Dellicour. “Mais c’est une bonne idée de se faire vacciner contre la grippe pour plusieurs raisons et notamment cela pourrait déjà exclure avec une certaine probabilité le fait d’avoir la grippe quand on présente des symptômes grippaux”, souligne-t-il.  

Geneviève : Manger dans un restaurant chinois est-il risqué ?

Vinciane Charlier : "Non. Il faut savoir que les restaurants chinois en Belgique se fournissent auprès de fournisseurs européens ou belges. Ils respectent des mesures d’hygiène tout à fait strictes donc aucun risque."

CONFINEMENT

Marie-Thérèse : Doit-on faire des réserves alimentaires et autres en cas de pénurie avenir ?

Vinciane Charlier : "Il n’y a pas à priori de risque de pénurie donc il n’est pas recommandé de faire des réserves alimentaires en Belgique." 

Vincent : Pourquoi y a-t-il en France des mesures de quarantaine prises pour les enfants qui reviennent de vacances de pays et zones à risque et aucune mesure en Belgique ? Rien que dans la classe de mon enfant, des camarades partaient en Italie du Nord et à Dubaï pour les congés de Carnaval.

Vinciane Charlier : "Chaque pays prend les mesures qu’il estime nécessaire. La France, l’Allemagne et les Pays-Bas prennent des mesures différentes. En Belgique, chaque mesure est réfléchie par un Comité d’experts scientifiques ainsi que par toutes les autorités de santé compétentes. Les personnes qui reviennent des pays touchés, s’ils n’ont pas de symptômes, on estime qu’il y a très peu de chances qu’ils contractent le virus."

SÉJOURS À L’ÉTRANGER

Nadine : Ma fille est partie quelques jours en Italie dans la région de Milan juste trois jours avant la déclaration du coronavirus risque-t-elle une contamination ?

Vinciane Charlier : "Le risque de contamination est très faible. Cependant, la jeune fille peut examiner son été de santé dans les 14 jours après son retour. Si elle a des symptômes, il faut qu’elle reste chez elle et qu’elle contacte son médecin."

Jonathan : J'ai un voyage réservé en Sicile mercredi prochain avec ma compagne enceinte de 7 mois. Bien que le vol soit maintenu, nous hésitons très fortement à y aller. Y a-t-il un réel danger à s'y rendre ?

Actuellement, le SPF Affaires Étrangères ne déconseille pas de voyager en Italie. “C’est à Jonathan de voir, conseille Vincianne Charlier, porte-parole du SPF Santé publique. Il peut contacter son médecin généraliste pour en discuter avec lui”.

Anouch : Une connaissance travaillant comme hôtesse de l'air m'a dit que les avions reliant l'Italie à la Belgique ne sont pas désinfectés après que les passagers soit sortis. Est-ce normal en sachant que le coronavirus est transmissible ?

Vinciane Charlier : "Normalement, il y a une procédure standard pour les avions : chaque avion doit être désinfecté après un vol. C’est organisé par la compagnie aérienne qui engage une compagnie privée pour faire cela. Il vaut mieux contacter la dite compagnie pour en savoir un peu plus."

Mariella : Pourquoi ne pas mettre en quarantaine les personnes revenant de leurs voyages dans les zones à risques ?

Vinciane Charlier : "Si des personnes rentrent de voyage et qu’elles n’ont pas de symptômes, il y a très peu de risque qu’elles soient contagieuses et puissent développer le virus. On sait que cela peut arriver mais c’est assez rare. Ces personnes doivent être vigilantes pendant 14 jours sur leur état de santé. Si elles ont le moindre symptôme, elles restent chez elle et contactent leur médecin traitant qui prendra les mesures nécessaires."

Suzy : Pourquoi le gouvernement ne ferme-t-il pas les frontières aux touristes pour quelques mois, afin de protéger notre peuple sachant qu'on a tous dans notre entourage des personnes fragile ?

Vinciane Charlier : "Fermer les frontières est une mesure difficile à réaliser. Cela n’a pas spécialement prouvé d’efficacité. Il y a un consensus européen qui dit qu’on ne ferme pas les frontières."

Justine : Si j’annule mes vacances à cause du Coronavirus, aurai-je droit à un remboursement ?

Face à la propagation du virus, vous êtes nombreux à vous demander s'il faut reporter vos prochaines vacances ou annuler votre déplacement professionnel. La réponse officielle des autorités est NON. En conséquence, si vous souhaitez tout de même annuler, il n'y a quasiment aucune chance que vous soyez remboursé. Toutes les informations concernant le remboursement (ou non remboursement) de vos vacances sont contenues dans cet article-ci : https://www.rtl.be/info/belgique/societe/faut-il-annuler-ses-vacances--1199424.aspx

Salima : si nos enfants vont en voyages scolaires, devons-nous nous inquiéter? En ce qui concerne les voyages scolaires, le mot d’ordre est de ne pas paniquer, de ne pas annuler ces séjours. Mais face à l’inquiétude des parents, plusieurs écoles ont déjà annoncé l’inverse. Qui va rembourser le montant des acomptes déjà versés ?

Toutes les informations à ce sujet sont contenues dans notre article: https://www.rtl.be/info/belgique/societe/voyages-scolaires-et-corona-virus-parents-et-ecoles-doivent-ils-empecher-les-enfants-de-partir--1199436.aspx

Rudi : Les aéroports utilisent-ils le détecteur de fièvre ?

Vinciane Charlier : "Non il n’y a pas de détection à l’arrivée des passagers. C’est une mesure assez controversée car des personnes peuvent avoir de la fièvre mais pas le coronavirus. De plus, d’autres passagers pourraient, en ayant de la fièvre, juste prendre un médicament pour faire tomber la fièvre. Scientifiquement, c’est une mesure qui n’a pas montré réellement d’efficacité."

Marc : Peut-on encore aller nager sans risque ? Les piscines dans lesquelles tout le monde se plonge peuvent-elle être vectrices du coronavirus ? 

Vinciane Charlier : "Il n’y a pas d’épidémie en Belgique donc bien sûr que l’on peut encore aller nager sans risque. Pour le moment, nous sommes en épidémie grippale donc il faut respecter les mesures d’hygiène de base pour éviter une grippe ou une infection respiratoire. Ce sont les seuls risques à craindre en Belgique pour le moment."

 

PRÉVENTION

Nicole : Faut-il porter un masque ? Il est impossible de trouver des protections respiratoires dans les pharmacies et sur internet. Comment faire ?

Selon les docteurs Christian Mostosi e Philippe Farr, en dehors des hôpitaux et des laboratoires, l'utilisation quotidienne de masques est actuellement inutile. Dans les hôpitaux et les laboratoires, les seuls masques efficaces sont les masques nasaux/buccaux professionnels (du type FFP2, FFP3, N95). Pour être efficaces, ces masques doivent adhérer étroitement au visage et ne peuvent être utilisés que durant 8 heures au maximum.

Vinciane Charlier ajoute qu'on "ne se protège pas d’un virus avec un masque lorsque l’on est en bonne santé. On se protège en respectant les mesures d’hygiènes de base comme se laver les mains ou lorsqu’on tousse et peut-être éviter, pour le moment, le contact humain trop proche en cette période d’épidémie grippale. "

Sandra : Qu'allons-nous faire si on déclare des cas de coronavirus dans notre région ? On ne saura même pas se protéger d'eux vu qu’on ne sait pas avoir des masques. Si on doit sortir absolument à l'extérieur comme au magasin on sait même pas se protéger d’eux. Je commence à vraiment m'inquiéter.

“Il est inutile de se protéger si on n’est pas malade", insiste Vinciane Charlier, porte-parole du SPF Santé. "Si des cas de coronavirus sont détectés en Belgique, les personnes seront isolées à l’hôpital ou chez elles. Toutes les mesures seront prises pour qu’elles ne contaminent personne autour d’elles. Si vous êtes en bonne santé, vous pouvez continuer de vivre votre vie comme avant. Il faut simplement respecter au maximum les mesures d’hygiène comme bien se laver les mains”. 

Annabelle : Faut-il se préparer à une pandémie ? Quelle seront les mesures prises si c'est le cas ?

“Pour le moment, il n’y a pas encore d’épidémie déclarée en Europe. Il n’y a pas encore de cas déclarés en Belgique mais on est conscient que cela peut arriver chez nous. Si cela arrive nous prendrons les mesures suivant le nombre de cas et l’évolution de la maladie. On est en évaluation constante de la situation. Les mesures sont prises au fur et à mesure des situations afin de coller au mieux à la réalité du terrain.” 

Julie Duynstee, Justine Sow, Léonie Locatelli, Gaëtan Willemsen, Juliette Maes et Maxime Avengazar

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