Gregory, restaurateur, essaye de garder la tête hors de l'eau en s'adaptant: "Le travail est tout à fait différent par rapport à avant"

En cette période de fêtes l’un des secteurs qui tourne normalement à plein régime c’est celui de l’horeca. Depuis le mois d’octobre les restaurants sont fermés. C’est leur deuxième fermeture depuis le début de la crise. Comment se sont-ils adaptés aux mesures du gouvernement et comment 2020 a changé leur façon de travailler ? A Bastogne un restaurateur nous a ouvert les portes de son établissement.

Gregory n'ouvre plus les portes de son restaurant que le week-end. Le reste de la semaine, le peu d’activité n’est plus assez rentable pour rester ouvert. Pas de clients à table, le restaurant ne fonctionne désormais qu’avec des plats à emporter.

"Au début on a pris ça comme des vacances et puis après c'est devenu très inquiétant parce que les charges étaient toujours là. Il y avait beaucoup d'inconnues. Et puis à un moment donné, on a pris le taureau par les cornes. On s'est dit 'là faut bouger', raconte Grégory, restaurateur. Donc on a décidé d'ouvrir à l'emportée le week-end. Moi mon travail se limite à rester au plan pizza ici. À pouvoir sortir le plus de pizzas possibles en le moins de temps possible. Le travail est tout à fait différent par rapport à avant. On doit sortir beaucoup de choses en très peu de temps".

Cette année, Gregory a essayé de s’adapter sur tous les fronts pour garder la tête hors de l’eau.

"On avait un menu, une carte traditionnelle que les gens prenaient en main, et qui était dépliable. Donc on est parti sur un autre menu parce que ça c'était pas possible de désinfecter et à chaque passage de client, vous êtes censé pouvoir désinfecter votre menu. Donc, on a pris cette option d'un menu sur set de table, un espèce de plastique qui est désinfecté à chaque fois après le départ des clients", explique le restaurateur.

Des adaptions, parfois coûteuses, dont certaines ont été très compliquées à mettre en place. 

"Ce qui était réellement contraignant, c'est quand on a dû prendre les adresses des gens. Beaucoup de gens ne comprenaient pas. On a été souvent pris à mal (...) Alors que ce n'était pas nous qui le demandions, c'était l'état qui nous demandait de faire ça", raconte Gregory.

Entre les deux confinements Gregory a pu rouvrir presque normalement. Mais cette bouffée d’oxygène fut de courte durée. L'annonce de la fermeture des cafés et restaurants par Alexander de Croo a été "un coup de poignard" pour Gregory qui "ne s'attendait pas du tout à ça".

A tel point que l’homme de 47 ans avait pour projet d’ouvrir un deuxième restaurant, "un restaurant éphémère", précise-t-il. A quelques jours près, l’ouverture n’a finalement pas eu lieu.

"J'espère pouvoir ouvrir un jour. Au départ, on avait un projet de raclettes. Mais des raclettes au mois de mai, ça ne va trop le faire. À mon avis, nous allons partir sur d'autres optiques", confie Grégory.

Cette période de fête aurait été l’une des plus productive pour Gregory. Même sans clients, il a tenu à installer des décorations de fin d’année pour garder un semblant de vie normale. Aujourd'hui il n’attend qu’une chose : connaitre le jour de réouverture de son établissement.

Mélanie Renda, Guillaume Wils

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