Après des cours à distance, les examens en présentiel ont débuté à Liège: comment réunir des centaines d'étudiants en toute sécurité?

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Après un trimestre passé en grande partie en code rouge en raison de la pandémie de coronavirus, les étudiants de l'enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles entament ce lundi leur traditionnelle session d'examens de janvier dans un climat teinté d'angoisse.

Dans les universités et les hautes écoles, les examens ont commencé ce lundi. Même si la plupart des cours ont été donné à distance, beaucoup de ces épreuves ont lieu sur place. Il faut donc que toutes les règles sanitaires soient respectées, quitte à prévoir des locaux plus grands.

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À Liège, de nombreux étudiants avaient rendez-vous ce lundi matin au Palais des Congrès. Pour gérer l'afflux, l'entrée s'est faite par petits groupe. C'est la première fois depuis octobre que les étudiants se retrouvaient. "C'est un peu spécial étant donné que l'on a eu nos cours à distance. Avoir nos examens en présentiel est étonnant. Mais moi, je préfère", nous confie l'une d'entre eux. "La distanciation sociale n'est pas du tout respectée. Il n'y a pas un mètre 50 entre nous, on est tous attroupés", estime une autre. 

Fin novembre, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Glatigny (MR) avait donné son feu vert à la tenue d'examens en présentiel en janvier, mais dans le respect de strictes conditions sanitaires.

Ainsi, les salles d'examens ne pourront contenir que 200 personnes maximum. Le port du masque sera obligatoire pour tous, ainsi que le respect des distances de sécurité de 1,5 m. Un sens de circulation unique devra être prévu dans les bâtiments pour éviter les croisements. Une aération régulière et suffisante des locaux devra par ailleurs être assurée. La possibilité d'organiser des examens de janvier en présentiel avait été réclamée par les établissements supérieurs, notamment pour différentes épreuves pratiques, ou alors pour garantir l'égalité des étudiants.

Je viens d'apprendre que je suis positive et je compte venir passer mon examen

Sur le site de parole de l'université de Liège, les étudiants échangent quant à cette nouvelle organisation. Parmi eux, une jeune fille, testée positive, se confie. Elle assure que, malgré son test positif au Covid-19, elle se rendra à l'université pour honorer son examen. "Je viens d'apprendre que je suis positive et je compte bel et bien venir passer mon examen en présentiel ce lundi car malgré la fatigue, je me sens capable. Je ne serai pas la seule. Vous (la direction ndlr) êtes tellement focalisés sur la triche et votre image que vous en avez totalement zappé l'essentiel: la sécurité des étudiants et cette affreuse situation. Je ne prendrai exceptionnellement pas le bus pour venir à l'examen", écrit-elle.

Cette démarche semble comprise par les étudiants. Du côté de la direction, le ton est nettement différent. "Ce serait tout à fait irresponsable. Si on est malade, en quarantaine, ou en contact avec des personnes infectées, on ne doit pas se présenter. Une exception est faite pour les personnes qui sont en quarantaine parce qu'elles reviennent de voyage", s'offusque Pierre Wolper, recteur de l'Université de Liège. 

L'examen dans un auditoire permet d'éviter les problèmes de connexion et garantit une meilleure évaluation des compétences acquises. Il permet également de limiter les risques au maximum. Ce lundi, plus de 300 étudiants ont présenté l'examen "théorie générale des obligations" dans trois salles louées par l'université. Un examen écrit sur trois se fera en présence unique. 

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Frédéric Delfosse et Marc Evrard

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