Files dans les centres commerciaux et frontières ouvertes: "Tout ça retarde la réouverture de l’horeca"

Files dans les centres commerciaux et frontières ouvertes: "Tout ça retarde la réouverture de l’horeca"

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Le coup de gueule de Nathalie sur les mesures prises (ou pas prises) par les gouvernements de Belgique. Selon elle, ils ne cherchent pas des solutions pour réellement rouvrir tous les pans de notre économie au plus vite.

Nathalie habite à Lessines avec son mari Jean-François. Celui-ci est garçon de salle dans un restaurant bruxellois et n’a plus travaillé depuis le 19 octobre et la deuxième vague du coronavirus.

Elle a vu circuler sur Facebook une photo de nos confrères de Sud Presse montrant le centre commercial Rive Gauche à Charleroi le 12 janvier dernier : 25.000 personnes s’y étaient pressées ce jour-là pour les soldes, créant des files longues comme toute la galerie.

"Et pendant ce temps-là qui paie pour ces conneries ? L’horeca, les coiffeurs et plein d’autres secteurs qui doivent encore rester fermés. Ça se rajoute aux voyages que le gouvernement dit vivement déconseillés mais qu’il n’interdit pas. Par contre interdire l’ouverture de l’horeca ça ils savent le faire", nous a-t-elle écrit via notre bouton orange Alertez-nous.

"Je suis très en colère depuis quelques mois car toutes ces choses-là retardent la réouverture de l’horeca", estime Nathalie.

Touchée par une perte financière

Le chômage temporaire de son mari, "financièrement ça a eu un impact très fort sur nous. On a dû faire une demande pour reporter le financement du prêt de notre maison lors du premier confinement. On s’attendait à pouvoir en bénéficier à nouveau en octobre mais la banque ne pouvait rien faire et ça a été remis en place seulement en janvier pour 3 mois, en espérant que l’horeca pourra rouvrir d’ici-là…", nous raconte-t-elle.

La ruée sur les soldes?

Et donc, quand elle voit des files s’allonger dans une galerie commerciale, son sang ne fait qu’un tour. "Je n'en veux pas aux gens, mais quand je vois ces attroupements dans les magasins, qu’on ne me fasse pas croire qu’ils n’y restent qu’une demi-heure."

Les mesures prises par les gouvernements belges, pour elle, ne sont pas assez égalitaires et ne prennent pas assez en compte les secteurs qui sont à l’arrêt.

Manger sur un banc non désinfecté en take away plutôt que dans un restaurant?

Par exemple avec le take away. "On a passé une journée à la mer et on a vu que logiquement, les gens avaient besoin de manger donc ils ont acheté à emporter. Mais ils ont mangé où ? Dehors, regroupés sur des bancs ou à côté, sur des surfaces non-désinfectées. Alors que dans le restaurant de mon mari, ils ont dépensé une somme phénoménale pour ce que le gouvernement leur avait demandé de mettre en place. Ils désinfectaient les tables à chaque nouveau client, ils ont installé des plexis, changé les cartes des menus, ils vivaient au quotidien avec un masque. Mais personne n’est jamais venu vérifier s’ils respectaient bien les consignes. Personne n’est jamais venu prendre le nom des personnes qu’ils devaient noter pour le traçage. Et puis ils ont dû fermer parce que les gens sont revenus de vacances et que les chiffres sont remontés", regrette-t-elle.

Continuer à voyager?

Les vacances sont un autre exemple de ce qui, pour elle, retarde encore la réouverture de l’horeca. "Mon mari ne comprend pas du tout ce qui se passe. Le gouvernement ferme les restos, les coiffeurs, mais il n’aurait pas le droit de fermer les frontières ? Qu’est-ce qui est différent ? C’est facile de se retrancher derrière l’Europe alors qu’il n’y a pas de concordance européenne dans les mesures prises."

Tout rouvrir d'un coup

Nathalie et Jean-François regrettent ce qu’ils estiment être des incohérences de la part de nos autorités. "Pas mal de choses pourraient être mises en place pour rouvrir certains secteurs. Mais j’estime que le gouvernement ne cherche pas de réelle solution. On laisse faire trop de choses qui font que tout ne pourra pas rouvrir au plus vite". Pour Nathalie, il aurait fallu être plus strict sur les mesures mais sur une plus courte période. Les chiffres auraient chuté plus vite et l'horeca, les coiffeurs, l'évènementiel auraient pu rouvrir plus tôt. "Pour moi, il faut tout rouvrir d’un coup et pas tout doucement par étapes. Et qu’on prenne la même décision en Wallonie, à Bruxelles ou en Flandre. On est un si petit pays. Si une décision est prise, elle devrait être valable pour tout le monde."

 

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