Lâcher son boulot de vendeur pour devenir photographe professionnel: le Belge, Sébastien Nagy, cartonne sur Instagram (photos)

Lâcher son boulot de vendeur pour devenir photographe professionnel: le Belge, Sébastien Nagy, cartonne sur Instagram (photos)

Sébastien Nagy est un jeune photographe bruxellois qui a taillé sa renommée sur le réseau social Instagram. Né à Anderlecht, il vit aujourd’hui dans le centre-ville de la capitale. Après avoir débuté comme amateur, il est aujourd’hui suivi par des milliers de personnes.

Un tour sur le compte Instagram de Sébastien Nagy et nous voilà parti en vacances. Des paysages à couper le souffle pris en hauteur. Avec près de 800 photos, on découvre des lieux inédits, des bâtiments impressionnants, des quartiers, parfois des villes entières vues d’en haut. Et il faut croire que son contenu plaît puisque le jeune bruxellois rassemble une communauté de 218.000 abonnés à l’heure où nous écrivons ces lignes.

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Tous les soirs pendant des mois et des mois j’étais sur internet à regarder et à apprendre

Le parcours de Sébastien en photo commence il y a six ans. Son père lui offre son premier appareil : "Un ancien appareil photo à lui parce que ça a toujours été son hobby," nous raconte-t-il.

Après ses études en arts plastiques et en publicité, le jeune photographe se lance alors dans l’apprentissage de la photographie : "Je suis autodidacte. Sur Youtube, il y a des milliers de tutos pour tout ce qu’on veut savoir. J’ai commencé à faire des photos en mode automatique, je n’y connaissais rien. J’avais juste envie de montrer des belles choses. Petit à petit, je me suis rendu compte qu’il y a plein de choses que je ne savais pas. Je ne savais pas comment régler mon appareil photo, comment régler certaines choses quand il n’y avait pas assez de lumière. Pareil pour la retouche. Donc j’ai appris. Tous les soirs pendant des mois et des mois j’étais sur internet à regarder et à apprendre."

Son style s’affirme et son compte Instagram prend petit à petit de l’ampleur. Sébastien décroche ses premiers contrats : "Des partenariats non rémunérés avec des hôtels quand je faisais des voyages, des nuits gratuites contre une dizaine de photos. Comme ça plaisait, j’ai pu le faire de façon rémunérée par après."

Un choix payant

En 2019, l’artiste doit choisir entre se lancer pleinement comme photographe professionnel ou ralentir la cadence de ses voyages photos pour rester vendeur dans un magasin de vêtements et s’assurer un revenu. "J’ai choisi de partir pour me donner plus de temps parce que je voyais vraiment que le fait de travailler à temps plein dans le magasin, ça me prenait totalement dans ce que je voulais faire."

Commence alors une année fructueuse pour Sébastien, il voyage énormément et décroche de plus en plus de contrats : "J’ai été au Japon, en Chine et à Hong Kong, à Hawaï, San Francisco, Chicago. J’ai été en Jordanie, en Egypte, un peu partout."

Il vit ses meilleurs moments, notamment en Egypte quelques semaines avant le début de la pandémie mondiale de coronavirus. "Dans ce pays, on ne peut pas utiliser un drone, même pas en posséder un. S’ils le voient à la douane, ils le prennent," confie-t-il.

Sébastien et l'ami qui l'accompagne sont sous contrat avec la chaîne d’hôtels Hilton et, de ce fait, un représentant de l’ambassade vient les chercher à l’aéroport du Caire. Ils parviennent donc à faire entrer leurs deux drones dans le pays. "On a pu prendre les photos et les vidéos des pyramides. Ça a vraiment bien fait le buzz parce qu’il y avait peut-être déjà eu une ou deux personnes dans le monde qui avaient déjà eu des images des pyramides en drone, ça reste quand même assez rare. C’est un trip dont je suis très fier."

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Depuis le début de la crise sanitaire, l’artiste a été obligé, comme beaucoup, de recentrer ses activités sur le sol belge. Il a notamment signé un contrat avec une agence immobilière : "Il fallait trouver ce que je pouvais faire ici. J’ai aussi un partenariat avec la Ville de Bruxelles et avec Samsung."

Néanmoins, le coronavirus a mis un sacré coup de frein à la frénésie de 2019. "Il y a deux ans, je quittais mon travail de vendeur, j’étais enfin ‘libre’. J’étais habitué à cette vie d’allers-retours sans arrêt, de pouvoir vraiment vivre. Ça a été tout le contraire l’année d’après, donc c’est hyper frustrant. J’ai eu énormément de mal à vivre ça comme énormément de monde dans n’importe quel domaine."

Mais Sébastien relativise et construit ses futurs projets. Il prépare entre autres une masterclass : "Je me suis associé avec une petite équipe d’entrepreneurs qui crée des formations pour des artistes. Donc on va faire une vidéo que les gens peuvent acheter en ligne divisée en chapitre où je parle de moi, de mes techniques de photos, comment utiliser un drone, comment retoucher les photos."

Des idées plein la tête

Peu importe ses projets, le jeune homme peut toujours compter sur le soutien de sa communauté qui s’étend principalement à l’étranger : "Il y a 90% de personnes qui ne sont pas belges." En plus de l’échange de sur les réseaux, certains lui achètent ses photographies : "C’est le côté vraiment valorisant parce que sont souvent des photos que j’ai faites pour mon plaisir pendant mes voyages et que les gens veuillent acheter votre travail pour l’afficher dans leur chambre ou leur salon, c’est quand même hyper valorisant."

Et si les abonnés lui permettent de pouvoir vivre de sa passion, il bénéficie aussi du soutien de sa famille : "Surtout mon père, c’est sa passion depuis toujours. Il est super fier de voir mon développement dans le domaine et que je grandis de plus en plus. Je pense que mes parents ont pris l’habitude de savoir que j’étais tout le temps aux quatre coins du monde. Parfois, je les appelle la veille et je dis : ‘Ah finalement demain, je vais en Italie, en Espagne, …’ Et ils disent : ‘Ah, c’est bien, tu profites bien.’ Ils rigolent et me charrient un petit peu, mais ils sont vraiment contents."

Sébastien n’attend plus qu’une chose : pouvoir reprendre la route pour découvrir et faire découvrir d’autres endroits du monde à ses followers.

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Maud Pique

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