Iris, travailleuse du sexe à Bruxelles, est dans l'incompréhension: "Je suis un métier de contact"

Iris, travailleuse du sexe depuis 20 ans, n’a plus travaillé depuis 14 mois. Alors que les métiers de contact ont repris, elle ne comprend pas pourquoi elle n’est pas en droit de pouvoir reprendre son activité.

"C’est long, mes clients me manquent et mon travail me manque": voilà ce que nous a expliqué Iris, une travailleuse du sexe que nous avons rencontrée. Avec la crise sanitaire, elle est totalement à l'arrêt. La demande existe pourtant bel et bien. Iris reçoit de nombreuses propositions de la part de clients parisiens, notamment, qui sont prêts à la rémunérer généreusement. Malheureusement, la jeune femme craint les amendes et préfère dès lors ne pas transgresser les règles en vigueur.

Un sentiment d’injustice

L’incompréhension d’Iris est d’autant plus grande que les métiers de contact, eux, ont repris. "Je suis un métier de contact", estime-t-elle. "Un centre de massage lui peut rouvrir alors qu’il fait la même chose que moi ?", s’insurge-t-elle. Iris veut défendre ses droits et son métier qui représente presque tout pour elle. Elle a d’ailleurs participé à la manifestation à Bruxelles samedi dernier pour lutter en faveur des droits des travailleurs du sexe.

Iris, travailleuse du sexe à Bruxelles, est dans l'incompréhension:
 

Des factures à payer coûte que coûte

Au-delà de l’incompréhension, elle doit également faire face à des problèmes financiers. Sans revenu depuis plus d’un an, sans droit au CPAS ou au droit passerelle, la jeune femme doit se débrouiller pour payer son loyer et ses factures chaque mois.

Elle s’est dès lors tournée vers UTSOPI, une association de défense des travailleurs du sexe. Elle y donne de son temps et reçoit en contrepartie quelques tickets repas pour se nourrir en attendant un retour de revenu.  

La lutte continue

La trentenaire s’épanouit dans sa profession et s’y sent valorisée. "Quand quelqu’un me prend dans les bras et me dit "Iris, ça fait des années qu’on ne discute pas avec moi, qu’on ne m’embrasse pas, qu’on ne me câline pas,… ", alors j’ai réussi". Raison pour laquelle Iris, comme ses collègues, continuera de se battre pour obtenir un statut juridique clair. "Je soigne les cœurs, je soigne les âmes, je suis une infirmière de l’amour. C’est beau comme statut", clôture-t-elle.

RTL INFO avec Chantal Monet et Elisabeth Wouters

A lire aussi

Des tests Covid rapides organisés dans les entreprises privées: "rassurant" pour les salariés Coronavirus: 58 personnes interpellées à Brussels Airport car elles voulaient voyager avec un faux test Saint-Gilles: un policier en civil reconnu par des jeunes et attaqué en pleine rue Coronavirus - Les travailleurs licenciés mettent un mois et demi de plus à retrouver un emploi Un magasin d’un nouveau genre vient d’ouvrir à Anderlecht: tout est GRATUIT, il suffit de dire MERCI La collecte des déchets perturbée à Bruxelles: "Les riverains sont pris en otage", déplore Constance

Reactions

Vous devez accepter les cookies de réseaux sociaux pour afficher les commentaires.

En ce moment sur RTL info

Partager
Alertez nous

Ce site optimisé pour un affichage sur mobile

Pour un affichage optimal, nous vous recommandons d'accéder à la version PC. Quelle version désirez vous?