Henri met le feu à l'appartement de son ancienne compagne, 3 enfants sauvés de justesse: il écope de 10 ans de prison

Henri met le feu à l'appartement de son ancienne compagne, 3 enfants sauvés de justesse: il écope de 10 ans de prison

La Cour d’appel de Bruxelles a rendu son arrêt contre un homme qui, en boutant le feu à l’appartement de son ex-compagne, a mis en danger la vie de trois enfants et deux adultes dont une femme enceinte. Henri est poursuivi pour tentative d'assassinat, c’est-à-dire l’homicide volontaire avec intention de donner la mort avec préméditation. L’aboutissement d’un long processus de harcèlement et de violences multiples.

À 41 ans, Henri est un homme nerveux et violent. C’est dans une maison d’accueil qu’il rencontre Sohayla. Ils entament alors une relation sentimentale avec des hauts et des bas.

Lorsque celle-ci finit par déménager, elle met fin à leur histoire, ce qui n’est pas du tout du gout du prévenu. Ce dernier n’accepte pas la situation surtout que son ex a un nouveau compagnon, qu’elle est enceinte et qu’ils ignorent qui est le père de l’enfant.

La situation est explosive et Henri commence à harceler Sohayla. Il la menace et l’inonde de messages agressifs.

Le 8 juillet 2019, en début de matinée, c’est un véritable drame qui est évité de justesse. Henri met le feu à l’entrée de l’appartement de celle qu’il voulait reconquérir par tous les moyens.

A l’intérieur, Sohayla est présente avec un autre adulte et trois enfants. Lors de ses auditions, le suspect avoue avoir mis le feu mais conteste avoir voulu mettre en danger la vie des occupants. Il précise qu’il voulait juste détruire la porte, que son ex-compagne ne voulait pas ouvrir, afin de discuter avec elle.

La Cour d’appel constate qu’en agissant de la sorte, il barrait aux cinq personnes le seul chemin vers la sortie, les obligeant à se sauver par le balcon. C’est grâce au fait que Sohayla a vu le feu prendre dés le début que les deux adultes et les trois enfants n’ont pas perdu la vie. Une bouteille de bio-éthanol a été retrouvée à proximité du lieu de l’incendie. Henri ne conteste pas l’avoir achetée la veille.

Face aux experts psychiatriques, Henri rejette en partie la faute sur son ex-compagne: "En fait, elle sait que je pète les plombs parce qu’elle ne donne pas d’informations…elle a un discours changeant (…) elle m’avait rendu un peu instable."

Concernant son incarcération, il déclare qu’elle est justifiée : "Mais pas aussi longtemps… je ne m’attendais pas à ça. Surtout que je ne voulais pas les tuer ou les brûler vifs. J’avais de la colère contre elle qui n’ouvrait pas la porte…Je voulais qu’elle ouvre la porte."

Condamné lors d’un premier procès à 15 ans de prison, son avocate Yahima Kengo, a obtenu une diminution de la peine de 5 ans: "La Cour d’appel a été plus clémente que le premier juge en tenant compte notamment du suivi psychologique en prison depuis deux ans. Un processus qu’il a mis en place de lui-même à raison de trois visites par mois au départ et puis de deux" explique t-elle.

Henri, en état de récidive, écope donc de dix ans de prison. Il est actuellement détenu à la prison de Saint-Gilles.

Benjamin Samyn

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