Le nombre d'étudiants jobistes est revenu au niveau d'avant la pandémie mais ils travaillent moins

Le nombre d'étudiants jobistes de ce mois de juillet est quasiment revenu au niveau d'avant la crise, en 2019, ce qui atteste d'une reprise économique.

Notre équipe de journalistes s'est rendue à l'aéroport de Liège où plusieurs étudiants travaillent cet été dans une équipe chargée de nettoyer les avions après l'atterrissage. Dans un avion-cargo transportant des chevaux venant tout droit des jeux olympiques, Mathis Pilloni, étudiant en droit, s'active avec ses compagnons pour enlever la paille qui jonche le sol. Il explique pourquoi il souhaite travailler l'été: "Cela me fait un peu d'argent de poche et c'est nécessaire pour concrétiser certains projets. L'ambiance est très bonne ici et il y a une vraie philosophie du travail bien fait. Tout est organisé et tout est carré. C'est un beau travail pour un étudiant", témoigne-t-il.

Autre tâche proposée: vider et remplir les réservoirs d'eau potable des avions.

Tarik Barré, étudiant en droit, jobiste: "Cela permet de rester actif et pas de rester chez soi à rien à faire..."

Pour la société Aéro-service qui emploie 40 personnes en CDI, le nombre d'étudiants a doublé cette année. François Cremers, employé aux ressources humaines: "Normalement, pendant la période d'été, on tourne avec 4, 5 étudiants. Et là, on tourne avec dix étudiants."

Avec la crise sanitaire, l'été dernier a été beaucoup plus compliqué pour les étudiants jobistes, avec une baisse de 25% du nombre d'étudiants engagés et  une baisse de 25% en temps de travail proposé.

Le nombre d'étudiants jobistes est revenu au niveau d'avant la pandémie mais ils travaillent moins
 

Sébastien Cosentino, porte-parole chez Randstad group commente ces chiffres: "Les chiffres de 2021 sont bien meilleurs puisqu'en fait on retrouve quasiment le niveau de 2019 à 1% près sur le nombre d'étudiants qui ont travaillé. Mais maintenant, chaque étudiant travaille toujours environ 10% de moins en termes du nombre d'heures par étudiant."

En revanche pour obtenir un job les critères à l'aéroport ou ailleurs n'ont pas changé: être motivé, flexible, avoir le permis D est un plus. De plus en plus d'employeurs recrutent en fonction des études pour repérer et fidéliser les plus talentueux.

Vincent Jamoulle et Marc Evrard

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