Les tests anti pollutions se sont intensifiés dans les cours d'eau suite aux inondations: "Il y a eu des cuves de mazout et des voitures emportées"

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Depuis les inondations du 14 juillet dernier, les relevés de pollution dans l'eau ont augmenté en Wallonie pour vérifier de plus près les éventuelles pollutions liées aux intempéries et pour savoir si elles diminuent. Ces relevés sont opérés par l'Institut scientifique de service public. Ce travail d'analyse durera plusieurs mois. 

Depuis plus d'un mois, Jean-Luc Blehen, préleveur à l'ISSEP (l'Institut scientifique de service public) effectue des prélèvements minutieusement à l'aide d'un sceau, dans les régions sinistrées et ce, plusieurs fois par semaine. "On a 6, 7 points de prélèvements par jour, par tournée. Arrivés sur place, on déplie le matériel, on remplit les seaux d'eau. On les a rincés bien avant pour qu'il n'y ait pas d'interférences."

Une dizaine d'agents parcourent la Wallonie: transparence, acidité, oxygène... Plusieurs paramètres de l'eau sont pris en compte. 

"A partir du moment où l'on trouve que dans une eau, le taux d'oxygène descend en dessous de 3mg par litre, alors on doit prévenir les autorités", explique Jean-Luc Blehen.

184 stations de mesures sont dispersées sur le territoire wallon. 18 points sont concentrés autour de la vallée de la Vesdre particulièrement touchée par les inondations. 

Jean-Luc Blehen: "Si on ne prélève pas à l'endroit où la pollution passe, on a donc des difficultés à la mettre en lumière..."

Il faut donc en vérifier l'impact. Dans un laboratoire situé à Liège, Isabelle Devaux, technicienne chimiste à l'ISSEP, analyse plusieurs micropolluants dans des échantillons à la recherche d'hydrocarbures.

"Il y a eu des cuves de mazout, des voitures emportées, etc... Il y a eu du mazout mais peut-être localisé à certains endroits plus qu'à d'autres. Ces analyses vont le démontrer...", nous explique la chimiste. 

Plusieurs stations d'épuration ont aussi été détruites. Des analyses supplémentaires sont prévues et se concentrent dans les zones sinistrées.

Rose Detaille, directrice de l'ISSEP: "L'idée est finalement d'objectiver les choses par des mesures, aussi bien des hydrocarbures dans le cas de citernes éventrées, mais aussi un certain nombre de paramètres tels que les métaux lourds et les pesticides. "

Mais il faudra un peu de temps car les résultats de ces analyses sont attendus dans le courant du mois de septembre. 

Samuel Ledoux, Marc Evrard et Mathieu Langer

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