Rebondissement dans l'affaire Chovanec: la victime se serait donnée la mort elle-même, les policiers pas en cause

Le décès de Josef Chovanec, ce ressortissant slovaque décédé en février 2018 après une intervention policière à l'aéroport de Charleroi, a suscité un grand émoi. Il semblerait, selon une dernière enquête, que les policiers ne soient pas responsables de ce décès.

L'affaire Chovanec, du nom de ce ressortissant slovaque décédé après une intervention policière à l'aéroport de Charleroi, a fait grand bruit dans notre pays. RTLinfo a eu accès aux dernières conclusions des experts et une nouvelle vient changer totalement le cours de l'affaire : Jozef Chovanec n'a pas été étouffé par les policiers. Selon la conclusion de cette enquête, il est mort à cause des coups qu'il s'est lui-même donné en se frappant la tête contre le mur.

A la suite de la diffusion des images des caméras de surveillance, une première hypothèse voulait que Josef Chovanec soit mort d'une asphyxie causée par les policiers qui le maitrisaient. 

La juge d'instruction en charge du dossier a demandé un complément d'enquête sur les causes de la mort et il en ressort que le Slovaque serait mort des suites des blessures qu'il s'est auto-infligé.

"Ni l’examen clinique d’admission à l’hôpital ni les constatations de l’autopsie n’ont permis de mettre en évidence des signes cliniques de manque d’oxygène. Nous n’avons pas constaté de traces traumatiques susceptibles de démontrer un manque d’oxygène" rapportent les experts. 

"Les experts ne vont pas décider qui est responsable de quoi, ils doivent répondre à une question précise, médicale et c'est évidemment fondamental d'avoir un rapport d'expertise complémentaire" explique Franck Discepoli, un avocat pénaliste. 

Vers 05h du matin, le jour de son interpellation, Josef Chovanec reçoit une piqure de calmant qui provoque un arrêt cardiaque mais il sera réanimé. La juge d’instruction a demandé aux experts s’il y avait un lien avec la cause de la mort : réponse négative.

Le collège d’expert qui vient de rendre son rapport a la justice est clair concernant les causes du décès de Josef Chovanec, il s’agit des coups (plus de 40) qu’il s’est infligé en se tapant la tête contre les murs. "Le décès est à mettre en rapport avec un état de mort cérébrale causé par un œdème qui peut être relié de manière tout à fait plausible aux nombreux et violents impacts de la tête de Monsieur Chovanec contre le mur du cachot. "

La conclusion de ce rapport est très importante et pourrait innocenter totalement les policiers incriminés. "Si on considère que la cause du décès est uniquement liée à l'attitude de la victime, sans que personne d'autre n'ait pu interférer là dedans, il me semble qu'il n'y aura pas de responsabilité pénale" explique encore Franck Discepoli.

Il y a dans ce dossier également l’aspect disciplinaire qui porte sur l'attitude des policiers. Une reconstitution aura lieu à l’aéroport de Charleroi dans un peu plus d’une semaine.

RTL info avec Benjamin Samyn et Lucie Jassogne

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