Après le bras de fer sur les plans Biden, l'heure est au compromis chez les démocrates

Après le bras de fer sur les plans Biden, l'heure est au compromis chez les démocrates

(Belga) Après son coup de force au Congrès, l'aile gauche du parti démocrate affichait dimanche un ton conciliant, se disant prête à des compromis avec les centristes pour réussir à concrétiser les promesses d'investissements massifs de Joe Biden.

Les discussions s'annoncent toutefois longues et risquées pour le président américain, qui veut dépenser des sommes titanesques pour moderniser à la fois les infrastructures du pays et son Etat-providence. "Nous travaillons sur ce qui est probablement le dispositif légal le plus important depuis le New Deal", a relevé dimanche le sénateur Bernie Sanders, figure de la gauche américaine, en référence au plan d'investissements massifs adopté dans les années 1930 pour sortir les Etats-Unis de la Grande Dépression. "C'est énorme et on n'y arrivera pas en une nuit", a-t-il ajouté sur NBC. "La question est de savoir si les démocrates peuvent se rassembler, et je pense que oui." Le Congrès travaille sur deux plans distincts, au coeur du programme de Joe Biden. Le premier, qui jouit d'un large soutien y compris chez les républicains, vise à investir 1.200 milliards de dollars dans les routes, ponts, écoles ou réseau internet du pays. Même s'ils sont favorables à ces dépenses, les démocrates de l'aile gauche ont refusé cette semaine de les voter, faute de garantie de voir aboutir aussi l'autre volet des investissements promis, dans le secteur social et environnemental. Leur objectif? Mettre la pression sur quelques sénateurs démocrates modérés dont les voix seront indispensables pour adopter ces réformes mais qui renâclent aujourd'hui devant le montant de la facture: 3.500 milliards de dollars. L'une de ces élus, Kyrsten Sinema, a dénoncé vivement samedi un "coup de force inutile" et "inexcusable" de la part de ses confrères. Après ce bras de fer, l'heure est désormais au compromis au sein du parti.  Selon Bernie Sanders, son collègue au Sénat Joe Manchin, l'un des principaux réfractaires, est prêt à voter des dépenses de l'ordre de 1.500 milliards de dollars, "un bon point de départ". Sans révéler ce qui serait un montant acceptable pour eux, les élus de gauche ont expliqué dimanche comment ils allaient essayer d'alléger la facture. "Une des idées qui circule est que certaines dépenses pourraient être financées sur cinq ans plutôt que dix", a notamment expliqué Alexandria Ocasio-Cortez, une figure du mouvement progressiste. "On va trouver un accord", a poursuivi, optimiste, la jeune star démocrate sur CBS, tout en soulignant que certaines dépenses étaient non négociables -- notamment dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique. "On va aussi regarder les plus petites mesures pour voir si elles ont toutes besoin d'être dans le texte", a ajouté sa consoeur Pramila Jayapal. "Cela devrait aussi retirer une somme non négligeable." Selon elle, il faudra avancer avec prudence pour "ne perdre en route" aucun des 50 sénateurs démocrates, le parti n'ayant aucune réserve de voix à la chambre haute. (Belga)

Agence Belga

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