Les chevaux d'Anzac s'entraînent à Dubaï mais passent l'été en Belgique: voici pourquoi

Vous ne le savez probablement pas mais la Wallonie est connue dans le monde entier pour son savoir-faire en matière de chevaux. Des bons cavaliers, des terres riches, des bonnes infrastructures… Tellement connue que de riches investisseurs étrangers achètent des écuries chez nous pour y envoyer leurs chevaux. C'est le cas d'Anzac, il vit à Dubaï mais a investi à Trois-Ponts, près de Stavelot.

Dubaï, et ses clichés. Ville des sommets, du béton, du trafic, des grosses cylindrées...  Il y a bien moyen de trouver quelques images cartes postales dans la vieille ville. Mais il faut s’écarter de la côte, s'enfoncer dans le désert pour découvrir la nature. Dubaï est aussi une terre de chevaux. Et au coucher du soleil, c’est un bon moment pour sortir.

Petit galop de fond pour les chevaux de compétition. Anzac Mehmood suit lentement le troupeau en voiture. C’et lui le patron, il est entraîneur de chevaux d’endurance. "Parfois je monte aussi avec eux, mais la plupart du temps, je suis en voiture pour pouvoir les regarder tous. Si je suis à cheval, je ne peux pas voir tout le monde", explique-t-il.

Ce sont des chevaux d’endurance. Il faut donc améliorer leur condition, éviter les surchauffes... A coup d’eau en bouteille si nécessaire... Ce sont des sportifs de haut niveau. "Ce n’est qu’une partie de l’entraînement. Ils s’entraînent aussi dans le sable profond. C'est bon pour leur cœur", poursuit Anzac Mehmood. Après une bonne heure de sortie la cavalerie est de retour aux écuries.

Nous ne les considérons pas comme des machines de courses

Anzac Mehmood est pakistanais, mais vit à Dubaï. Sa passion ? Ce sont les chevaux. Et aux Emirats, ce qui lui plait, c’est qu’ici, le cheval est roi. "Ce n’est pas qu’un animal, il fait partie de la famille. Nous les aimons. C’est le plus important. Nous ne les considérons pas comme des machines de courses", assure l’entraîneur de chevaux de compétition.

De l’amour, pas mal d’entrainements et un bon cadre de vie qui passe par une bonne alimentation et donc une bonne irrigation. Sinon, pas de prairies miraculeuses au milieu du désert. Pour l’instant, nous sommes en hiver, donc tous les chevaux d’Anzac sont Dubaï. Mais certains d’entre eux font le voyage en été en Wallonie. L’herbe y est plus verte, le cadre de vie meilleur.

Anzac a décidé d’investir en 2015 à Trois-Ponts, près de Stavelot, en province de Liège. Et c’est vrai que quand on vient du désert, le pays des sources, ça change. A la belle saison, ses chevaux viennent à Liège. C’est Adriana et Luis, qui s’occupent des écuries.

Pourquoi investir en Wallonie ?

Pour l’instant, c’est repos. La reprises des entraînements et des compétitions, ce sera pour la belle saison. Le relief de la région est parfait pour pratiquer l’endurance… Mais quelle idée d’investir en Wallonie quand on vit à Dubaï ? Lauran représente le secteur équin en Wallonie. Elle a la réponse à notre question : nous sommes bons. "Les chevaux ont du talent, les cavaliers ont du talent, l’environnement est bon, le climat est bon. On a aussi de bonnes infrastructures. On en est assez fier. C’est pour cela qu’il y a des gens d’un peu partout dans le monde qui viennent s’installer chez nous : d’Asie, du Moyen-Orient, de Scandinavie, des Etats-Unis, d’Amérique latine…", détaille la coordinatrice du secteur équestre Equisfair.

Et ce type d’investissements augmente de 10% par an. Avec à chaque fois des retombées économique pour tous le secteur… La force de la Wallonie, c’est sa localisation.

La Wallonie, une position centrale et un cadre de vie hors du commun

A Dubaï, parmi les chevaux, des champions qui concourent dans toutes les villes d'Europe. En choisissant la Wallonie, Anzac a trouvé une position centrale, et un cadre de vie hors du commun pour quelqu'un qui vit dans le désert. "La terre est riche ! Je cherchais quelque chose dans cette région. Et j’ai eu de la chance. Un ami a trouvé cet endroit, m’a envoyé un lien sur mon téléphone. Et je suis tombé amoureux", conclut-il.

Mathieu Col et Philippe Godin

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