"C'est de la folie": les petits centres de santé rencontrent un succès impressionnant

"C'est de la folie": les petits centres de santé rencontrent un succès impressionnant

Le petits centres de santé connaissent un énorme succès depuis le début de la pandémie. Ces petites infrastructures dans lesquelles plusieurs professions sont regroupées présentent en effet de nombreux avantages pour les patients.

"Ça n'arrête pas, c'est de la folie." Charlotte ne manque pas de travail. Cette secrétaire médicale dans un centre de radiologie ne cesse de répondre aux appels téléphoniques. Juste à côté, une petite clinique regroupe un cardiologue, un gynécologue, une nutritionniste, un orl, un podologue et même un psychiatre. Les patients ont donc tout sous la main. "Le kiné peut aller voir le médecin, le dentiste peut aussi demander l'aide de ses confrères", explique un patient. L'avantage, c'est que c'est aussi plus proche pour les patients. "Si on a une rage de dents, c'est bien de ne pas avoir à courir je ne sais où", indique un autre patient. Au niveau des risques de contamination, il est également plus simple de prendre ses précautions dans ces petites structures. "On s'arrange pour qu'il n'y ait pas trop de monde en même temps", explique Charlotte, la secrétaire médicale. "Il y a deux ou trois personnes maximum dans la salle d'attente."

Plus de délais d'attente

Victimes de leur succès, les petits centres de santé voient leur délai d'attente augmenter depuis la pandémie. "On a connu une croissance assez anormale", explique Luc Ickx, radiologue à Wavre. Dans son centre, il fallait patienter deux jours pour avoir un rendez-vous auparavant. Maintenant, il faut plus d'une semaine. "Les patients aimaient venir chez nous pour avoir des rendez-vous et des résultats rapides. Ils sont étonnés par l'évolution", poursuit-il. Le constat est le même chez le docteur Eric Morimont. "Avant c'était 3-4 jours et maintenant, pour un examen non-urgent, on sera plus à un délai d'une semaine ou une semaine et demi", dit-il. "Ça reste nettement moins long que dans les centres hospitaliers."
Pour les professionnels, les journées sont également plus longues. "On est indépendant et on essaye de se rendre disponibles pour les gens", explique Morgane Marchal, kiné à Gastuche. "On a effectivement des horaires plus adaptés pour eux."

Il y a peut-être un peu moins de chances de rencontrer des patients infectés.

Beaucoup de patients se rendent dans des centres privés car ils s'y sentent plus en sécurité au niveau Covid. Ils ont moins peur d'être infectés. "Les hôpitaux gardent un circuit réservé aux patients covid", indique Eric Morimont, radiologue à Wavre. "Les patients ont pris l'habitude d'éviter les hôpitaux car ils avaient peur pour eux ou de déranger les médecins pour rien. Ils ont donc pris l'habitude de venir dans le privé. Il y a peut-être un peu moins de chances de rencontrer des patients infectés."

Cette augmentation d'activité a évidemment très souvent mené à de l'engagement de nouveau personnel. "Au niveau secrétariat, on a une nouvelle collègue car on ne s'en sortait plus", explique Charlotte, secrétaire médicale à Wavre. "Pour s'agrandir c'est au docteur à voir mais la plus grosse journée qu'on a eu, c'était 70 personnes. Ce qui est énorme."

Pour Charlotte, les journées sont donc parfois très longues: "Parfois quand je reprends après le temps de midi, j'ai une liste de 15-20 appels. Je me dis que l'après-midi va bien commencer."

Vincent Legraive

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