"Depuis les inondations, rien n'a changé": Elise est attristée car ses fils ne peuvent toujours pas s'entraîner correctement à Rochefort

"Depuis les inondations, rien n'a changé": Elise est attristée car ses fils ne peuvent toujours pas s'entraîner correctement à Rochefort

Les inondations de cet été ont ravagé tout ce que beaucoup de familles avaient de plus cher. Des maisons sont aujourd'hui encore inhabitables et des effets personnels perdus à jamais. Mais cette catastrophe a également dévasté d'autre lieux précieux aux yeux de nombreuses personnes. C'est le cas du ROCA, le club d'athlétisme de Rochefort, qui se remet toujours des inondations, six mois plus tard.

Elise, mère de deux enfants, nous a contactés via le bouton orange Alertez-nous. Yanis (15 ans) et Alexis (8 ans) pratiquent l'athlétisme deux fois par semaine dans un petit club de Rochefort. Cette activité est devenue une réelle passion, mais depuis le mois de juillet, leurs entraînements sont perturbés : "Depuis les inondations de cet été, où quasiment tout le matériel avait été détruit et les pistes rendues complètement inutilisables, rien n'a changé".

Le club, situé le long de la Lhomme, a été sévèrement touché par les inondations. La présidente du ROCA Agnès Beck Delhalle regrette que la plus grande partie du matériel du club ait été détruite : "Le club avait des installations modestes, mais qui nous suffisaient plus ou moins. On a perdu les trois tapis du sautoir en longueur. Nous avons dû jeter les coussins de notre sautoir en hauteur, ils étaient trempés et sentaient le mazout. On a aussi perdu beaucoup de petit matériel. On a su sauver certains poids et javelots, mais on s'est rendu compte que des champignons poussaient dessus."


 

Ce dramatique évènement a particulièrement attristé Agnès. Elle préside le club déjà depuis une quinzaine d'année bénévolement. Ancienne athlète et fille du fondateur du club, Agnès baigne dans le sport depuis son enfance. Aujourd'hui, ce club est une partie très importante de sa vie.

Malgré tout, les entraînements ont repris, avec les moyens du bord : "Les enfants s'entraînent dehors, peu importe les températures extérieures, sur le terrain de football, car il n'y a plus de piste à leur disposition. Au club, ils n'ont même plus de quoi faire les entraînements de saut en hauteur correctement" nous a expliqué Elise.

Les dégâts provoqués par les inondations s'ajoutent aux difficultés liées aux mesures sanitaires. Le hall sportif de Jemelle, dans lequel les membres du club s'entrainaient, a été particulièrement touché par les inondations. Jugé instable, il a été fermé pendant une longue période, contraignant les athlètes à s'entraîner dehors. Depuis, le hall est à nouveau utilisable, mais pour éviter les contaminations, les entraînements en extérieur sont privilégiés.

Je me dis qu'il y en a encore certains pour qui le ROCA compte, et ça me fait plaisir

Des membres motivés malgré tout

Ces conditions sont d'autant plus regrettables, que certains membres du club sont particulièrement prometteurs, dont Naomi Van Den Broeck, qui a représenté la Belgique aux Jeux Olympiques de Tokyo au relais 4 x 400 mètres. Yanis a d'ailleurs de grandes ambitions aussi : "Mon fils est tellement content de faire une activité. Depuis qu'il a commencé l'athlétisme, ça a fait un déclic, il s'est trouvé une passion, il veut devenir entraîneur et s'occuper des plus jeunes".

Après les inondations et la destruction des infrastructures du club, les membres se sont organisés. De nombreux bénévoles et athlètes se sont affairés au nettoyage du site en piteux état. Ensemble, ils ont réussi à remettre en état l'essentiel des infrastructures. Même s'il reste encore énormément de travail, Agnès est particulièrement fière des gens qui entourent le club : "Je me dis qu'il y en a encore certains pour qui le ROCA compte, et ça me fait plaisir. Dans les moments de découragement, les athlètes qui vont en compétition ou les petits bouts qui sont contents, c'est reboostant".


 
D'autres clubs de la région ont été bien plus chanceux, par rapport au ROCA. "Quand mes enfants voient les belles infrastructures de la commune de Ciney, ils se disent qu'ils aimeraient pouvoir s'entraîner dans les mêmes conditions" nous a confié Elise. Pourtant, il n'est pas question pour Yanis et Alexis de changer de club, car le ROCA a un petit quelque chose en plus : "On reste dans ce club-ci, car il y a une très bonne ambiance dans ce petit club, c'est très familial. Mes enfants préfèrent les petits groupes".

Comme Yanis et Alexis, la plupart des athlètes tiennent bon et restent motivés : "Ils sont habitués à nos conditions assez modestes" selon la présidente. Ces jeunes, Agnès en est particulièrement fière, puisqu'elle reconnait que "pour faire de l'athlétisme au ROCA, il faut être courageux". En effet, au-delà des inondations, ils sont toujours entraînés dans des conditions parfois difficiles. Le club ne possède pas de pistes, alors que les installations sont "convenables, mais pas homologuées".

La commune réfléchit à des solutions

Le calvaire du club d'athlétisme de Rochefort semble s'éterniser, mais selon l'échevin des sports et des infrastructures sportives, Christophe Davin, la situation semble se débloquer : "On y va crescendo, mais aucun club n'est privilégié par rapport à un autre".

L'échevin ne cache pas qu'il a fallu user d'imagination pour trouver des solutions. Il a pu compter sur la solidarité nationale, après cette catastrophe qui a ému la Belgique. "Des conteneurs vont être offerts par une commune flamande, mais la ville attend les autorisations pour les installer. Il y a un projet de détruire la buvette de l'ancien site de football de Wavreille, pour y installer ces conteneurs". Ceux-ci serviront au ROCA à entreposer du matériel. Une solution proposée par Christophe Davin serait d'installer les disciplines du club d'athlétisme au vélodrome de Rochefort.

Maxime Dieu

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