Le street art fait son entrée dans les écoles à Bastogne

Il y a changement ces derniers jours pour les 1.000 élèves répartis dans les 8 écoles fondamentales que compte la commune de Bastogne, au cœur de ses villages. Leur cour de récréation a changé de visage et se veut plus ludique. Chaque cour arbore désormais 2 fresques dessinées à même le sol.

La commune de Bastogne avait lancé un appel à projet. Plusieurs artistes ont proposé leurs projets de dessins aux directions des différentes écoles. Et c’est le street artiste bastognard Benny Steiver, alias OSE, qui a été retenu. 

L’objectif ? Redynamiser les cours de récréation et proposer un lieu de détente extérieur plus divertissant. Il y a peu, les directeurs d’école avaient soumis cette idée de créer des espaces didactiques aménagés dans les cours de récréation, dans le cadre des plans de pilotages de leurs établissements. Chacun d’entre eux a pu choisir les dessins et jeux proposés dans sa cour. "Chaque implantation a pu choisir à la fois la zone où le dessin serait inscrit au sol mais également le type de dessin qui serait mis. C'est vraiment une cohérence, une logique de partenariat avec les acteurs de l'enseignement", explique Frédéric Welschen, conseiller communal et adjoint à l'enseignement pour la commune de Bastogne.

Ces fresques décoratives embellissent le lieu, mais sont aussi ludiques. Certaines se présentent comme un parcours d’exercices, des marelles en 3D ou encore plateforme didactique. Des réalisations qui s'adaptent aussi aux écoles. Exemple à l’école de Mageret, la particularité de l’établissement d’être une école en immersion a été déclinée au travers d’une immense rose des vents français-anglais disposée à l’entrée de la cour.

La peinture choisie par l’artiste est prévue pour une application au sol et pour résister à l’usure. Et l’artiste assurera les éventuelles retouches. Ce qui arrivera certainement au vu de l’engouement suscité au sein des élèves qui, pour certains, ont délaissé l’habituel ballon de foot, pour s’adonner à ces nouveaux jeux.

De quoi, au passage, sensibiliser les enfants des écoles de la commune aux différentes facettes du street art de plus en plus en vogue. L’artiste pourrait d’ailleurs s’exprimer aussi sur certains murs du centre-ville à l’avenir.

Coût de cette opération pour la commune ? 10.000 euros.

Jean-François Six et Chantal Monet

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