A cause de la sécheresse, les arbres s'épuisent: le métier de Paul, c'est de vérifier leur solidité, voici comment

À cause de la sécheresse à répétition, les arbres risquent de s'épuiser. Ils résisteront moins bien aux intempéries, et risqueront de s'effondrer plus facilement... De nombreuses villes et communes analysent régulièrement la solidité des arbres. C'est notamment le cas à Anderlecht en Région bruxelloise.

Pour le RTL Info 13h, notre journaliste Claire Carosone s'est rendue sur place afin de comprendre comment on vérifie la solidité d'un arbre. "Ici l'idée, c'est d'analyser les arbres, de les monitorer pour être sûrs qu'ils sont en bonne santé et qu'ils sont assez résistants", nous explique-t-elle. 

Et aujourd'hui, les arboristes analystes se concentrent sur un peuplier du Canada d'une cinquantaine d'années. Il est harnaché à une immense sangle qui, elle, est reliée à un camion, constate notre journaliste. Le but ? Tester sa solidité et sa résistance. 

Paul Gourgue, arboriste analyste, effectue ce test : "On essaie d'appliquer une tension sur un arbre pour simuler l'action du vent. A partir des données qu'on va récolter en basculement et en rupture de fibres en bas de tronc, on peut projeter sa résistance jusqu'à des vents relativement violents, de l'ordre de 120 km/h", explique-t-il en direct du RTL Info 13h.

A cause de la sécheresse, les arbres s'épuisent: le métier de Paul, c'est de vérifier leur solidité, voici comment

L'idée est donc de prévoir à l'avance les arbres qui pourraient chuter à cause d'une tempête, mais aussi de sauver ceux qui sont encore résistants et ainsi, éviter des abattages. "Le but de principal, c'est de maintenir le plus d'arbres possibles, le plus longtemps possible, et dans des conditions de sécurité acceptables. Mon boulot, c'est d'essayer de préserver les arbres le plus longtemps possible", résume-t-il

"On a besoin d'arbres parce que ce sont eux la base de notre environnement et du fonctionnement de la vie sur Terre. C'est tout à fait indispensable de les maintenir le plus possible, et principalement les vieux arbres et les arbres adultes parce qu'ils ont un stock de carbone important", poursuit-il. "Leur disparition est toujours désastreuse. Il y a un grand botaniste français qui dit 'planter un arbre pour en remplacer un adulte, c'est une triple arnaque: c'est une arnaque écologique, économique et environnementale'".

Au total, 5 arbres ont été analysés à Anderlecht ce matin. Et le travail devrait se poursuivre toute l'après-midi. Le métier de Paul est extrêmement rares : ils sont moins d'une dizaine, en Belgique, à être arboriste analyste. Et pourtant, ce métier est indispensable. 

RTL INFO avec Claire Carosone

Reactions

Vous devez accepter les cookies de réseaux sociaux pour afficher les commentaires.

En ce moment sur RTL info

Partager
Alertez nous

Ce site optimisé pour un affichage sur mobile

Pour un affichage optimal, nous vous recommandons d'accéder à la version PC. Quelle version désirez vous?