Elections en Italie: les bureaux de vote s'ouvrent, la droite et ses extrêmes favoris

Elections en Italie: les bureaux de vote s'ouvrent, la droite et ses extrêmes favoris

Les bureaux de vote ont ouvert dimanche matin à 07h00 en Italie, pour des élections législatives dont la droite et, surtout, ses extrêmes sont donnés favoris. Quelque 51,5 millions de personnes sont appelées aux urnes ce dimanche et certaines faisaient déjà la file avant l'ouverture des bureaux, sous un ciel voilé. Le scrutin se clôturera à 23h00 et les premiers sondages à la sortie des urnes donneront alors un aperçu des résultats. Ces élections anticipées, après la chute du gouvernement de coalition de Mario Draghi, pourraient bien voir émerger le parti d'extrême droite Fratelli d'Italia et sa dirigeante Giorgia Meloni devenir la première femme à la tête d'un gouvernement italien.

Le parti, qui se décrit comme "le mouvement des patriotes et des conservateurs", ne peut dissimuler son arbre généalogique fasciste, héritier du Mouvement social italien (MSI) fondé en 1946 par des dignitaires du régime de Mussolini. Avec 5% des voix seulement à la Chambre et au Sénat lors des élections de 2018, les "Frères d'Italie" sont montés en puissance depuis l'opposition, critiquant tant la gestion de la pandémie de coronavirus que la politique d'immigration et se démarquant de la large coalition d'unité nationale de Mario Draghi, soutenue par tous les autres partis.

Ex-fan de Mussolini, la Romaine de 45 ans a réussi à dédiaboliser son parti et catalyser sur son nom les mécontentements et frustrations de ses compatriotes. Sur les questions de société, Giorgia Meloni s'affiche ultra-conservatrice: "Oui à la famille naturelle, non au lobby LGBT! Oui à l'identité sexuelle, non à l'idéologie du genre! Oui à la culture de la vie, non à l'abîme de la mort!", clamait en juin celle qui promet aussi de se battre "contre l'islamisation de l'Europe".

Mais la messe n'est pas dite: "imprévisibles, les élections se jouent sur l'émotion et au dernier moment", rappelle à l'AFP Emiliana De Blasio, professeure de sociologie à l'Université Luiss de Rome, tout en soulignant le rôle-clé des indécis et l'importance du taux final de participation. Les scores du Mouvement 5 Etoiles (M5S, ex-antisystème), crédité d'avoir institué un revenu minimum pour les plus pauvres, et du Parti démocrate (PD, gauche), bien implanté localement, pourraient d'ailleurs réserver des surprises, notamment dans le sud du pays.

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