Le gouvernement présente un budget "de protection", sans les retraites

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Le gouvernement présente un budget "de protection", sans les retraites

L'exécutif décidera "d'ici la fin de la semaine" s'il inclut ou non la réforme des retraites dans ses textes budgétaires, présentés lundi en Conseil des ministres pour "protéger" les Français, notamment de l'inflation galopante, l'opposition jugeant son projet de budget comme "optimiste" ou insuffisant".

"Le budget que nous vous présentons est un budget de protection", a affirmé le ministre délégué aux Comptes publics, Gabriel Attal, lors du compte-rendu du Conseil des ministres.

Le bouclier tarifaire prévu dans le projet de budget, qui permet de contenir la hausse des prix à 15%, permet à la France d'avoir "le niveau d'inflation le plus bas" des pays de la zone euro, a fait valoir le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, jugeant toujours "crédible" une croissance de 1% en 2023, malgré les prévisions plus pessimistes de l'OCDE et l'avis mitigé du Haut Conseil de finances publiques.

Il a insisté sur le "tournant" que représentait pour la France l'arrêt, dès la fin de l'année, des garanties à l'export pour les nouveaux projets d'exploitation d'énergies fossiles.

M. Le Maire a cependant souhaité "rétablir (les) finances publiques", grâce au plein emploi, aux réformes structurelles comme celle des retraites, déclarant qu'Emmanuel Macron avait reçu le "mandat" des Français pour les réformer, et à la réduction des dépenses publiques.

"La France est à l'euro près", a-t-il dit en présentant le projet de loi de finances (PLF) à la presse. "Aucune nouvelle dépense" ne pourra être introduite lors du débat parlementaire si elle n'est pas "financée à l'euro près".

- "Décision difficile" -

Le ministre de la Santé François Braun, qui présentait le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), n'a pas fait mention d'un éventuel amendement du gouvernement pour engager une réforme des retraites, procédé qui fait débat au sein de l'exécutif.

"Avec le président de la République, on décidera d'ici la fin de la semaine", a affirmé Elisabeth Borne.

Le gouvernement table sur un déficit de la Sécurité sociale ramené à 6,8 milliards d'euros, en nette amélioration par rapport à 2022, mais sur un déficit de la branche vieillesse repartant à la hausse, rendant indispensable, selon lui, d'allonger la durée du travail.

La réforme peut être menée dès l'automne par un amendement au PLFSS, ou au premier semestre 2023 via un projet de loi spécifique.

Les deux têtes de l'exécutif doivent en discuter mercredi soir avec les responsables de la majorité (les chefs de groupes et les chefs de partis, selon des participants) et les ministres concernés.

François Bayrou, l'allié Modem d'Emmanuel Macron, est opposé à un "passage en force" via le PLFSS. L'ex-Premier ministre Edouard Philippe exhorte lui surtout à aller vite, peu importe la méthode.

Syndicats et oppositions sont pour leur part braqués contre une réforme éclair, y compris LR, qui juge pourtant indispensable de réformer les retraites.

"On risque de casser le corps social", a prévenu le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger sur Europe 1.

"C'est une décision difficile", nous "cherchons la meilleure voie", a admis Mme Borne.

- Budget "calamiteux" -

Après un début de quinquennat heurté, avec la perte de la majorité absolue à l’Assemblée nationale, le chef de l'Etat multiplie les chantiers sur l'emploi, l'environnement, l'immigration ou la fin de vie.

L'exécutif a accéléré lundi avec la présentation des projets de loi de finances donc, mais aussi un projet de loi sur les énergies renouvelables qu'Emmanuel Macron entend développer "deux fois plus vite".

Le gouvernement veut réduire les délais d'enquêtes publiques et de recours, en particulier pour les éoliennes en mer, et voir fleurir les panneaux solaires sur les parkings, les bords d'autoroutes et les terres agricoles.

Sur les retraites comme sur le budget, la Première ministre a assuré qu'elle recherchait le "compromis", sans pour autant exclure le recours à l'article 49.3 de la Constitution, qui permet l'adoption d'un texte sans vote, sauf motion de censure.

Plusieurs points du budget promettent des discussions animées, notamment au Parlement.

Au groupe LR à l'Assemblée, on juge le gouvernement "très optimiste sur les recettes" alors que "l'augmentation des dépenses se poursuit".

Le Medef a lui critiqué le "manque d'ambition" du gouvernement et appelé à la "sobriété budgétaire".

Pour Eric Coquerel, le président LFI de la Commission des finances, les dépenses prévues sont à l'inverse "largement insuffisantes face à la situation écologique et sociale".

En commission, le député RN Jean-Philippe Tanguy a reproché au gouvernement de "faire payer aux Français par les impôts ou la dette les marges ahurissantes, infondées, injustes, spéculatives des énergéticiens". Le RN comme l'alliance de gauche Nupes réclament une taxe sur les "superprofits".

La socialiste Christine Pires Beaune a demandé des garanties financières pour les collectivités, un des sujets sensibles de ce budget en période d'inflation.

Pour André Laignel, président du Comité des finances locales, le PLF est "calamiteux" et nuisible à l'"autonomie fiscale et financière" des collectivités.

AFP

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