Ce Français installé à Bruxelles a tout quitté pour rejoindre l'Ukraine au début de la guerre: "On improvise en permanence"

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Florent Coury est l'auteur du livre Engagé volontaire. Il raconte son expérience de 4 mois en Ukraine, lui qui a quitté Bruxelles en 48 heures pour se rendre disponible lorsque la Russie a envahi le pays limitrophe de l'Europe. "C'est un acte politique, j'ai considéré que la cause ukrainienne était notre cause", a-t-il confié à Fabrice Grosfilley lundi matin.

Au début, votre idée était d'aller vous battre sur place ?

"Oui, car je considère que pour arrêter les chars qui remontent vers Kiev, à ce moment-là, il fallait être sur place. On pensait que ça serait très rapide, donc je n'y allais pas pour l'humanitaire".

Pourtant vous n'avez pas de formation militaire, vous avez dû acheter votre sac à dos avant de partir…

"C'est idéaliste, je le revendique. Je considérais que des milliers de gens allaient faire comme moi, ça c'était naïf… On se sent ridicule. On improvise en permanence. A l'époque, ce n'était pas un pays en guerre, mais un pays en paix qui se réveillait en guerre".

Vous n'avez pas été front, mais vous êtes resté dans une base militaire, où vous vous êtes occupé notamment de la communication, et à la fin vous vous occupez du recrutement des volontaires.

"On est arrivé, avec Tom un ami lituanien aussi installé à Bruxelles, le 1er mars. La légion internationale n'existe pas encore, le président Zelensky a déjà fait un appel aux volontaires, mais sans avoir de structure d'accueil. Quand on se présente à Lviv, on nous oriente vers la première unité d'étrangers qui est présente. Et c'était la légion géorgienne, qui était présente depuis la guerre de 2014".

Qui était avec vous ?

"Beaucoup de gens comme moi. Des idéalistes. Mais aussi des gens paumés. Beaucoup de gens paumés. Et puis des vétérans de guerre américains, beaucoup d'anglo-saxons".

Vous aviez une expérience professionnelle dans les ressources humaines. Comment recrutiez-vous ?

"La première consigne, c'était d'écarter ceux qui faisaient de la propagande russe qui faisait de nous des néo-nazis. Il n'y avait pas de mercenaires, car on ne payait pas vraiment, quand on signait un contrat, c'était 160€ par mois. Il y avait des volontaires d'extrême-droite, c'est vrai. Je me pose la question : pourquoi n'y avait-il pas plus de gens de gauche ?". 

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