Empêtrée dans les affaires, la Nupes mise sur la marche du 16 octobre pour se relancer

Empêtrée dans les affaires, la Nupes mise sur la marche du 16 octobre pour se relancer
Empêtrée dans les affaires, la Nupes mise sur la marche du 16 octobre pour se relancer
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Empêtrée dans les affaires, la Nupes mise sur la marche du 16 octobre pour se relancer
Empêtrée dans les affaires, la Nupes mise sur la marche du 16 octobre pour se relancer

Les affaires Bayou et Quatennens, et plus largement les polémiques qui ont émaillé l'été, du barbecue à la valeur travail, ont fragilisé l'alliance de gauche Nupes qui mise sur la marche du 16 octobre pour clore une séquence désastreuse.

"Depuis un mois, la gauche n'existe que par le scandale. Franchement, les électeurs ont raison de nous trouver nuls", s'énerve une élue EELV, qui n'en peut plus des séquences qui "polluent le débat".

Pour elle, "il y a une sorte de déprime militante", alors que son parti est percuté par l'affaire Julien Bayou, obligé de quitter son poste de secrétaire national après que sa collègue, la députée Sandrine Rousseau, l'a accusé de violences psychologiques sur son ex-compagne, ce qu'il nie, dénonçant "une instrumentalisation".

Chez LFI, où le député du Nord Adrien Quatennens s'est mis en retrait de la coordination du mouvement après avoir reconnu des violences contre son épouse, le sentiment est identique. Et le tweet de Mélenchon, saluant le "courage" de son bras droit sans évoquer le sort de sa compagne, puis les propos du député Manuel Bompard nuançant la gravité des faits commis, ont renforcé le malaise.

"C'est clair que c'est mauvais pour nous et pour la Nupes en ce moment. Le gouvernement est bien content que sa principale opposition sociale soit empêtrée", remarque un élu LFI. La majorité a enfoncé le clou mardi à l'Assemblée, en dénonçant par la voix d'Aurore Bergé, les "hommes qui frappent leur femmes".

Et le leader communiste Fabien Roussel a remis une pièce dans la machine en réclamant que le député du Nord quitte son poste.

Au PS, on accuse aussi le coup de cette séquence: "ça donne une image exécrable de la politique et ça esquive les vrais sujets. Il faut qu'on reparle des problèmes du quotidien", admet un responsable.

En attendant, "les petites phrases" des uns et des autres laissent des traces. Les propos de l'écologiste Sandrine Rousseau sur le "virilisme" des barbecues "ne parlent pas à toute la France", déplore un membre de la Nupes.

- "Nuisance" -

Et ceux de Fabien Roussel, sur "la gauche du travail et pas celles des allocs", "ont divisé. Qu'ils se débarrassent de Roussel, pour moi il n'apporte que de la nuisance", tacle un écologiste.

Un député PS veut pourtant croire que les choses s'améliorent. Il note que la députée LFI Raquel Garrido a dû retirer, sous la pression du PS, un tweet particulièrement critique sur l'ex-président PS François Hollande. "On met en place des procédures de régulation collective", dit-il.

Mais les habitudes ont la vie dure. Lundi, le PS et Sandrine Rousseau ont eu quelques échanges venimeux sur Twitter pour savoir qui avait été hué lors de la manifestation de soutien aux femmes iraniennes.

"La Nupes vit bien", rétorque la cheffe de file des députés LFI Mathilde Panot.

Dans l'hémicycle, "la réalité c'est qu'ils sont totalement solidaires au moment des votes", constate d'ailleurs un cadre de la majorité.

Et sur le terrain, "les gens ne nous parlent pas de ces affaires", ajoute un député LFI, "ils sont sur les retraites, les prix de l'énergie". "J'aurais pas dit ça il y a 15 jours, mais je pense qu'on va finir par être audible", "notamment avec la marche du 16 octobre", à laquelle appellent LFI, le PS, EELV et d'autres organisations de gauche.

Pour lui, "c'est une belle occasion d'avoir la Nupes au grand complet contre Macron" et "sa réforme des retraites".

"L'enjeu de la marche est de donner aux gens qui souffrent un débouché politique", abonde le député PS Philippe Brun, car "le budget présenté par le gouvernement ne permettra pas aux Français de passer l'hiver".

Un autre député EELV "pense que ça peut marcher. Mélenchon joue gros mais il peut encore arriver à mettre du monde dans la rue".

Mais une cadre EELV avoue déjà ne pas vouloir y aller: "Personne n'a envie de faire la photo entre Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard".

AFP

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