84.000 Belges ont un travail complémentaire et non taxé: comment fonctionne le flexijob ?

En cette période de crise économique, nous nous sommes intéressés aux flexijobs. L'an dernier, 84.000 Belges occupaient ce genre d'emploi. C'est trois fois plus qu'il y a 5 ans. Ces emplois complémentaires permettent à de nombreux Belge d'obtenir une rentrée d'argent supplémentaire, non taxée.

Clémence a 26 ans et est assistante sociale. Il y a quelques semaines, c'est sur Instagram que la jeune fille a trouvé une offre d'une agence d'intérim pour un flexijob.

"J'étais intéressée par avoir un job en plus de mon temps plein pour gagner un peu plus d'argent. Du coup, j'ai contacté l'agence et ils m'ont expliqué ce que c'était le flexi et ça m'a intéressé. J'ai sauté sur l'occasion", confie-t-elle.

Comme elle, plus de 100.000 personnes ont fait la demande pour un flexijob depuis le début de l'année, dont la moitié rien que pour l'Horeca (une hausse de 24% par rapport à la fin de l'année dernière).

"On a de plus en plus de personnes qui appellent, avec des profils différents. Avant, on avait beaucoup de familles monoparentales, des parents avec des enfants en bas âges qui étaient seuls, peut-être après divorce etc... qui devaient arrondir leurs fins de mois. Maintenant on a de plus en plus de couples aussi qui viennent à deux", explique Adélaïde Leboutte, la responsable de l'agence "Horeca Interim".

Le gros avantage est que le salaire n'est pas taxé pour le travailleur. Le brut est donc égal au net. Il faut par contre avoir un travail principal.

C'est le cas de Justine. Employée dans un supermarché, elle commence aujourd'hui dans l'Horeca. "Je ne savais même pas que ça existait et je ne savais même pas que c'était possible. En ayant un contrat, à part faire du travail au noir... je savais pas du tout que ça existait quelque chose de déclaré mais qui permet de ne pas être taxé", dit-elle.

Les flexijobs, Pierre-Emmanuel en engage régulièrement. Ce restaurateur a besoin en moyenne chaque soir de 5 à 8 personnes. "C'est plus intéressant pour nous en tant qu'employeur. C'est vrai que financièrement, ils sont plus intéressants qu'un autre profil et en effet c'est un profil qui est de plus en plus courant", estime-t-il.

Horeca, boulangerie, coiffure, grand magasin,... Depuis quelques jours, le flexijob s'est étendu à d'autres secteurs notamment la culture, l'événementiel ou encore le sport.

Samuel Ledoux, Gautier Falque et Marc Evrard

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