A l'approche du Black Friday, 70% des petits commerçants n'y participeront pas: "On est quand même qu'à un mois et demi des soldes"

Vous avez probablement dû voir passer des publicités pour le Black Friday, une action de promotion qui nous vient des Etats Unis. Selon une étude du Syndicat Neutre pour Indépendants, 70% des petits commerces n'y participeront pas. Une décision qu'ils justifient notamment par l'inflation.

Dans une boutique à Charleroi, pas de Black Friday pour le commerçant. Ce n’est pas le moment. Il y a trop de stock: plus de 40% des articles de saison, comme dans 6 points de vente sur 10. Brader n’aurait pas de sens. "On vend mais le magasin est quand même rempli. Je pense que les gens achètent quand même un peu moins que les autres années. Je comprends que certaines personnes attendent peut-être un Black Friday, mais on est quand même qu'à un mois et demi des soldes", souligne Chantal Andries, vendeuse de prêt-à-porter.

Noella fait partie de ces clientes attirées par les ristournes. Elle a vu un changement. "Je ne vois pas d'affiches, je ne vois pas de Black Friday en grand et en rouge. Et aussi, on ne voit que 10-15%, ce n'est pas des 50-60-70% comme avant", remarque la cliente.

Dans une autre enseigne indépendante, il y aura un Black Friday durant 6 jours, à contrecœur. Le patron pensait n’en faire que 3. "Ce n'était pas prévu jusqu'à ce matin, mais à la demande de beaucoup de clients qui sont venus depuis la semaine passée et au fait que beaucoup de magasins le font déjà depuis une semaine, ce matin, on a décidé de le faire pour s'aligner avec les concurrents", indique Damiano Crestani, gérant d'une boutique.

Car les grandes chaînes suivent le mouvement venu des Etats unis. Au niveau de petits commerces, les caisses se vident. Pour 44% d’entre eux, il n’y a plus de réserves financières. "Un quart des commerçants songent à arrêter - en tout cas momentanément - leur activité pour traverser cette crise compliquée. Et à l'intérieur de ce quart, il y a encore un quart qui pense purement et simplement à jeter l'éponge et arrêter leur activité et donc vraisemblablement tomber en faillite", note Christophe Wambersie, Secrétaire Général Wallonie-Bruxelles du Syndicat neutre pour Indépendants (SNI).

Un commerçant sur 3 avoue qu’il se sent mal. Les fêtes seront plus cruciales que jamais...

Aurélie Henneton et Sylvain Winance

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