Télévie: la recherche sur le cancer du col de l’utérus a permis de nettement améliorer la vie des patientes

Les études menées par les chercheurs ont permis de mieux comprendre le développement des tumeurs dans le cadre du cancer du col de l’utérus. Reportage de Céline Gransard et Gilles Gengler.

Martine se rend régulièrement à l’hôpital pour être contrôlée. Il y a 13 ans, les médecins lui diagnostiquent un cancer du col de l’utérus à un stade avancé. Tout s’enchaîne très rapidement. Elle est opérée dans les jours qui suivent.

"C’est une grande opération donc j’ai une belle cicatrice. Tous les organes reproducteurs ont été enlevés ainsi que d’autres ‘accessoires’, comme les ganglions, etc.", raconte Martine. L’opération consistait à retirer tous les ganglions lymphatiques pour augmenter les chances d’éradiquer la tumeur.

Aujourd’hui, treize ans plus tard, les médecins évitent ce type de chirurgie particulièrement intrusive. "À l’époque, on enlevait tous les ganglions, avec des effets secondaires souvent significatifs. Aujourd’hui, on se concentre sur un ganglion, qui est le premier relais, qu’on appelle le ganglion sentinelle", raconte Frederic Kridelka, chef de service gynéco-obstétrique au CHU de Liège.


Un meilleur diagnostic, et donc un traitement mieux ciblé

Le ganglion sentinelle est le ganglion situé le plus près de la tumeur, celui qui dialogue avec elle. Ce ganglion est prélevé lors d’une opération légère à ventre fermé. Il est ensuite envoyé dans ce laboratoire pour être analysé coupe par coupe.

"On obtient des ganglions qui sont éventuellement envahis par des cellules tumorales, qui ont été prélevés à proximité de la tumeur ou beaucoup plus loin et on regarde les différences entre ces différents ganglions, de voir la présence ou pas de cellule tumorale et de voir une réorganisation de la structure de ces ganglions", explique Agnès Noël, directrice du giga-cancer.

Les résultats obtenus en laboratoire aident les médecins à affiner leur diagnostic et donc à mieux cibler les traitements. Au final, les effets secondaires sont atténués et la qualité de vie des patientes est nettement améliorée.

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