France: l'Assemblée vote la fin de l'exploitation des hydrocarbures d'ici à 2040

(Belga) L'Assemblée nationale française a largement adopté mardi, en première lecture, un projet de loi sur la fin de la recherche et l'exploitation des hydrocarbures en France d'ici à 2040, lourd d'enjeux industriels et environnementaux mais insuffisant pour des ONG et certains politiques.

Pour concrétiser la promesse du président Emmanuel Macron de "sortir la France des énergies fossiles" (pétrole, gaz, charbon...), le projet de loi prévoit de ne plus délivrer de nouveau permis d'exploration d'hydrocarbures, liquides ou gazeux. Et les concessions d'exploitation existantes ne seront pas renouvelées au-delà de 2040. "La France signe une voie de sortie des énergies fossiles qui sera irréversible", s'est félicité le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, qui a porté le texte adopté par 316 députés (69 contre, 47 abstentions). "La France montre l'exemple, d'autres pays suivront inexorablement", a renchéri le député de la majorité présidentielle Matthieu Orphelin. Mais pour le parti de droite Les Républicains, dont une majorité de députés ont voté contre, Julien Aubert a ironisé sur le fait que le texte traitait "0,00018%" de la production mondiale d'hydrocarbures". "Seules 815.000 tonnes de pétrole sont produites par an, (...) soit 1% de la consommation nationale", a-t-il pointé. "Dans ce texte, vous traitez de la production, pas de la consommation. Vous mettez la charrue avant les boeufs", a-t-il aussi déploré. Au grand dam des ONG écologistes, deux dérogations ont été adoptées pendant les débats. D'une part, la production pourra se poursuivre au-delà de 2040 si l'industriel titulaire d'un permis n'est pas rentré dans ses frais par rapport aux recherches préalables. D'autre part, une autre dérogation a été votée pour permettre la poursuite de l'exploitation du soufre du bassin de Lacq, dans le Sud-Ouest. Globalement, Les Amis de la Terre, Attac France et 350.org jugent que "l'Assemblée nationale gâche une opportunité unique". "Ce projet de loi est truffé de trous", a également regretté Loïc Prud'homme, de la France Insoumise (LFI, gauche radicale) qui s'est abstenue, comme les communistes. Le Sénat examinera le texte à partir du 7 novembre, en vue d'une adoption définitive d'ici à la fin de l'année. (Belga)

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