Un ancien travailleur de Caterpillar filme le site complètement déserté: des images qui font mal

Un ancien travailleur de Caterpillar a filmé l'intérieur du site de Gosselies, complètement désert suite à la fin de l'activité. L'entreprise américaine a fermé définitivement ses portes. Seuls quelques dizaines de salariés restent sur place pour maintenir l'outil. Les images des bâtiments vides font mal aux anciens travailleurs que nos journalistes Julien Crête et Xavier Preyat ont rencontré.

Ces images sont celles d'un site désert. L'intérieur de l'usine Caterpillar a été filmé en secret par un ancien travailleur, qui préfère rester anonyme. Au fil des vidéos qui ont été transmises à RTL, on aperçoit des centaines de mètres carrés complètement vides.
    
Pour Antonio, à qui nous avons montré ces images, l'émotion est forte. Il a travaillé à Caterpillar durant plus de 30 ans. "C'était bruyant, il y avait énormément de gens qui travaillaient, c'était une fourmilière, ça n'arrêtait pas. Et là on s'aperçoit qu'il n'y a plus rien… C'est dur à voir", confie-t-il. "On voit la pointeuse où je pointait tous les matins. 32 ans de carrière là-bas, c'est quasiment une vie", ajoute Antonio, la voix fébrile.

"Ça résonne, on entend sa propre voix qui résonne dans les bâtiments, c'est assez glauque, c'est très très triste cette fin de plus de cinq décennies dans le paysage de la région. Ce sera vraiment une cicatrice", commente Martine Cornet, déléguée syndicale de la CNE.


Quelques salariés pour évacuer les dernières pièces

Ces dernières semaines, l'intérieur des bâtiments a été vidé. Dans les ateliers d'assemblage, la couleur jaune des machines a disparu. Vendredi prochain, 196 nouveaux départs auront lieu sur un site qui, dès le mois de juin, appartiendra à la région wallonne pour 1 euro symbolique. D'ici là, il ne restera qu'une cinquantaine de personnes pour démonter des pièces qui seront évacuées par camions.


Recyclé pour l'assemblage automobile?

À terme, la société laissera à Gosselies 75% des infrastructures. Pour l'heure, d'éventuels repreneurs sont toujours recherchés. Même si rien n'est confirmé, le secteur de l'assemblage automobile est évoqué. "Il y a des contacts en permanence. Nous travaillons en assistance avec nos collègues de l'AWEX (NDLR: Agence wallonne à l'exportation), de la cellule 'Catch' de la Sogepa (NDLR: Société wallonne de gestion et de participations, fonds d'investissement dont l'actionnaire unique est la Région wallonne), et il y a vraiment beaucoup d'efforts au niveau de la prospective économique qui sont fait pour trouver un repreneur", indique Renaud Moens, directeur d'Igretec, intercommunale pour la gestion et la réalisation d'études techniques et économiques.

L'emploi reste la priorité de l'intercommunale dans ses recherches, avec toujours l'espoir de faire revivre les 98 hectares du site.

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