Explosion à Anvers: des habitants toujours sans logements, le débat sur le contrôle des installations de gaz relancé

Tandis que l'enquête pour déterminer l'origine des faits se poursuit, 5 étudiants sont toujours sans kot. Cette explosion, qui a fait deux morts et plusieurs blessés, pose la question du contrôle des infrastructures au gaz.

Cinq étudiants ne peuvent toujours par regagner leurs kots, à la suite de l'explosion survenue au Paardenmarkt à Anvers lundi soir, indique mercredi le porte-parole de l'université d'Anvers. "Cela ne devrait pas être le cas avant plusieurs jours."

L'université avait proposé de mettre des chambres à leur disposition gratuitement sur le campus mais les étudiants concernés ont trouvé refuge dans leurs familles respectives. Treize étudiants ont pu reporter leurs examens à la suite de l'explosion.     


Une des maisons touchées stabilisée

En revanche, l'un des immeubles endommagés à la suite de l'explosion survenue lundi soir au Paardenmarkt, à Anvers, a été décrété mercredi à nouveau habitable, indiquent les pompiers anversois.

Il s'agit de l'immeuble n°105. Les bâtiments situés aux numéros 95 et 97 restent pour l'instant inoccupables à cause de dégâts aux fenêtres notamment. Les habitants sont toutefois autorisés à entrer sous surveillance dans le bâtiment pour récupérer des effets personnels. L'immeuble au n°103A est également inhabitable car trop instable.     


L'enquête se poursuit 

L'enquête sur l'origine de l'explosion se poursuit. Le parquet a envoyé un expert sur place, qui est assisté par un entrepreneur. "Nous pourrons nous concentrer entièrement sur les travaux une fois que le site sera libéré par le juge d'instruction", souligne la porte-parole des pompiers d'Anvers. "Il est primordial que le site soit bien sécurisé, surtout avec la tempête annoncée. Nos équipes veilleront donc à ce que la stabilité des bâtiments soit garantie."        

Rappelons que l'explosion s'est produite lundi soir au Paardenmarkt, à Anvers. Le gaz pourrait en être la cause mais aucun problème de gaz n'avait été signalé avant l'explosion, assure le gestionnaire du réseau de distribution en Flandre, Eandis. Il n'y a en outre pas eu de travaux récemment dans le quartier, ajoute le gestionnaire.

Un habitant de l'un des bâtiments effondrés a affirmé mardi avoir senti une odeur de gaz, lundi dans le courant de la journée. Il n'a pas prévenu les secours et a essayé de joindre son propriétaire.     


Un contrôle des installations intérieures de gaz tous les 5 ans obligatoirement

Ce mercredi, Techlink, la fédération des installateurs en électrotechnique, plaide pour un contrôle obligatoire tous les cinq ans des installations intérieures de gaz.

En Flandre, le contrôle d'une chaudière à gaz est obligatoire tous les deux ans, tandis que cette obligation est de trois ans en Wallonie et à Bruxelles. "Mais pourquoi un organisme de contrôle agréé ne vérifie-t-il pas de temps en temps l'ensemble de l'installation? ", s'interroge Kris Van Dingenen, directeur technique de Techlink. "Après l'explosion de gaz à Saint-Gilles en mars de l'année dernière et celle à Anvers lundi soir, il me semble qu'un contrôle obligatoire tous les cinq ans ne serait pas du luxe"

La fédération souligne qu'elle réclame depuis des années aux autorités des contrôles obligatoires des installations intérieures de gaz. Techlink espère dès lors que l'explosion à Anvers constituera "un tournant". Trois immeubles à appartements ont été presque entièrement détruits lors de l'explosion. Quatre autres bâtiments ont été sérieusement endommagés.

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