L'appel poignant d'une mère de famille après le suicide de son fils, un adolescent transgenre qui a mal vécu sa transformation

Une mère de famille lance un appel poignant. Son fils, Mats, un adolescent transgenre, s'est suicidé parce qu'il vivait mal sa transformation. Sa mère souhaite aujourd'hui encourager les jeunes qui vivent la même situation à en parler, et ce le plus librement possible. Chantal Monet et Véronique Forest nous présentent ce cas qui a fait l’actualité cette semaine en Flandre pour le RTL INFO 19H.

Mats avait 18 ans. A sa naissance, c’était Zoé, l’aînée de trois filles. Une identité jamais acceptée. Alors à 15 ans, Zoé dit à ses proches qu’elle va poursuivre sa vie en tant que garçon. "Il ne voulait vraiment pas vivre dans le corps d’une fille, il voulait vraiment être un garçon. Mais pour lui, c’était difficile de le révéler, il a déjà attendu longtemps avant de nous en parler, puis il a fallu le dire à la famille, et enfin aux autres personnes. Il avait vraiment du mal avec ça", explique Jay, sa sœur.

Mats suivait un traitement hormonal. Il avait subi des opérations. Mais la souffrance était toujours bien là : la transformation n’allait pas assez vite à son goût, et les réactions de l’extérieur étaient pesantes. "Le fait, notamment, que beaucoup de personnes l’appelaient madame", dit sa mère. "C’était le cas encore il y a quelques semaines. Les gens s’adressaient à lui comme à une femme. C’était très lourd. Il s’est dit, ce n’est plus possible", dit encore sa sœur.

Mats s’est suicidé la semaine dernière. Sa mère lance un appel, exhortant les adolescents qui vivent cette situation à demander plus rapidement de l’aide. "Ils ne doivent surtout pas craindre d’en parler avec leurs parents, de leur faire de la peine. Perdre son enfant fait encore bien plus de peine", explique Micheline Lambrechts, sa mère.

Selon l’université de Gand, il est vital d’offrir à ces jeunes en questionnement sur leur identité un solide soutien psychologique. "Nous savons depuis longtemps que ce groupe est fragile, 60 à 80% de ces jeunes ont pensé au suicide ou on fait une tentative. L’aide doit être maximale pour eux. Avec la nouvelle loi, l’accès à l’aide psychologique est facilité, et les jeunes qui subissent une transformation peuvent parler avec des psychologues", explique Karlien Dhondt, pédopsychiatre à l’UZ de Gand.

Un suivi psychologique partiellement remboursé : les psychiatres souhaiteraient qu’ils le soient davantage.

Chantal Monet et Véronique Forest

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