De faux réparateurs de toiture ont sévi à Colfontaine: un couple de personnes âgées dépouillé de 300 euros

De faux réparateurs de toiture ont sévi à Colfontaine: un couple de personnes âgées dépouillé de 300 euros

Après la tempête qui a touché notre pays le 18 janvier dernier, trois hommes ont prétexté des dégâts sur le toit d'un couple de personnes âgées pour leur soustraire de l'argent. Dans la région de Colfontaine, ils ne sont pas les seuls à avoir été visé par ce genre d'arnaque.

Après les grands vents qui ont secoué la Belgique la semaine dernière, de nombreuses toitures ont été endommagées. C'est le prétexte qui a été utilisé par trois hommes pour s'en prendre à un couple de personnes âgées et handicapées de Colfontaine. Leur fils, Pol, nous a avertis via le bouton orange Alertez-nous.

"Ils sont montés sur le toit pour réparer les dégâts, opération qui n’a duré que quelques minutes. Ils se sont même permis de monter au premier étage pour vérifier l’existence d’un grenier. Ils ont ensuite réclamé 600€ pour le soi-disant travail effectué", nous raconte-t-il.

Les deux personnes âgées (86 et 84 ans) n'ont pas vu venir l'arnaque et ont donné 300 euros d'acompte, "seule liquidité détenue dans l’habitation, précise Pol. Les escrocs leur ont dit qu’ils repasseraient prendre le solde la semaine suivante. Ils ne sont jamais revenus.


"Ils étaient très distingués et très polis"

C'est après leur intervention que le couple a senti que quelque chose clochait : "Pas de camionnette avec le logo d'une société", et une échelle a été empruntée aux victimes pour accéder au toit.

Ils ont demandé une facture et une carte de visite de la société, mais les fraudeurs ont prétexté que cela se trouvait dans leur véhicule, et qu'ils allaient de toute façon repasser. "Comme ils étaient très distingués (l'un des trois hommes portait un costume) et qu'ils étaient très polis, mes parents ne se sont pas doutés qu'il s'agissait d'une arnaque", raconte le fils du couple.


Il n'y a pas de société "SOS Toitures de Mons"

Celui-ci a cherché à retrouver les "soi-disant couvreurs" lorsque ses parents lui ont raconté leur mésaventure, mais sans succès. "Ils ont dit qu’ils travaillaient pour la société SOS Toitures de Mons. Après vérification, aucune société de ce nom n'existe", précise-t-il.


"Un sentiment de colère"

L'autre fils du couple est également monté sur le toit pour tenter de comprendre ce qui avait été réparé. "Mon frère est allé voir, et ils n'ont rien fait. Ils ont seulement montré une sorte d'attache de toiture métallique à mes parents", ajoute-t-il.

À posteriori, "un sentiment de colère" domine chez Pol, "réalisant ce qui aurait pu leur arriver de plus grave : malmenés, menacés, voire violentés", confie-t-il.

Quant au couple de victimes, ils se rendent aujourd'hui compte que "leur comportement 'naïf' aurait pu tourner mal. Ils ne se rendaient pas compte que le monde avait changé à ce point et étaient encore dans une attitude de confiance aveugle", explique leur fils. 


La police constate "une vague de cas similaires"

À la zone de police boraine, on nous indique que ce genre de cas n'est malheureusement pas une exception.

"On constate une vague de cas similaires. On a eu quelques faits sur la zone depuis le début de l'année, déclare Siham Zannoun, chargée de communication de la police boraine. On a notamment eu le cas de faux agents des eaux, suivis par de faux policiers qui font semblant d'intervenir et entrent dans la maison pour voler". Des scénarios bien rodés, face auxquels les personnes plus vulnérables se font facilement piéger.

Il est difficile de dire s'il s'agit des mêmes auteurs pour tous ces faits, mais des enquêtes sont systématiquement menées.

"Les victimes sont auditionnées, ils nous décrivent les auteurs et on procède à des enquêtes de voisinage, on fait appel aux caméras de surveillance, puis on fait des recoupements pour voir si ce ne sont pas les mêmes auteurs", précise Siham Zannoun. Les données sont croisées avec les cas des 5 entités de la zone, mais aussi avec les informations des zones de police voisines, quand cela s'avère nécessaire.


"Dans le doute, n'ouvrez pas"

Un important travail de prévention est également effectué : "On fait des appels à la vigilance et on conseille d'être méfiants. On peut demander un numéro de téléphone à travers la porte. Mais il faut aussi faire passer le message que normalement, tout professionnel doit avoir une carte", précise encore la chargée de communication de la police boraine.

Elle constate que malheureusement, les personnes plus âgées sont souvent victimes de ce genre d'arnaque. "Les personnes âgées ont plus vite tendance à faire confiance. Après, les victimes sont souvent fort démunies, elles sont honteuses".

Dans le cas des parents de Pol, une plainte a été déposée, une enquête est en cours, mais n'a actuellement donné lieu à aucune arrestation. La police insiste : "Au moindre doute, n'ouvrez pas".  

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