Le journaliste de BFMTV/RMC Jean-Jacques Bourdin visé par une enquête pour agression sexuelle

Le journaliste de BFMTV/RMC Jean-Jacques Bourdin visé par une enquête pour agression sexuelle
Le journaliste de BFMTV/RMC Jean-Jacques Bourdin visé par une enquête pour agression sexuelle
Le journaliste de BFMTV/RMC Jean-Jacques Bourdin visé par une enquête pour agression sexuelle
Le journaliste de BFMTV/RMC Jean-Jacques Bourdin visé par une enquête pour agression sexuelle

Une enquête pour des soupçons d'agression sexuelle a été ouverte à Paris après le dépôt d'une plainte par une ancienne journaliste de BFMTV/RMC contre le journaliste Jean-Jacques Bourdin qui a lancé mardi soir une nouvelle émission politique avec les principaux candidats à l'Elysée.

Après la révélation dans Le Parisien samedi d'une plainte pour agression sexuelle pour des faits datant de 2013, la direction d'Altice Media, propriétaire de la chaîne, avait soutenu l'animateur de 72 ans tout en se disant prête à prendre "toutes les mesures qui pourraient s'imposer" en fonction de "l'évolution" de cette affaire.

Sollicité par l'AFP, le parquet de Paris a indiqué mardi avoir ouvert une enquête pour "agression sexuelle", confiée au commissariat du XVIe arrondissement, au sujet de cette plainte déposée par une ancienne journaliste de BFMTV/RMC dans ce même commissariat.

- "Ascendant hiérarchique" -

Selon la plainte consultée par l'AFP, cette femme âgée aujourd'hui de 33 ans, qui a travaillé pendant plusieurs années avec M. Bourdin sur la matinale de la chaîne, affirme que celui-ci lui a "saisi le cou", "a rapproché son visage" du sien et a "essayé de (l')embrasser à plusieurs reprises", sans y "parvenir", dans la piscine d'un hôtel de Calvi (Haute-Corse) en octobre 2013.

Elle se serait "débattue" et serait parvenue à sortir de la piscine. M. Bourdin aurait alors dit: "J'obtiens toujours ce que je veux", "une menace de la part de quelqu'un qui avait un ascendant hiérarchique" d'après elle.

Puis il lui aurait envoyé "durant plusieurs mois" des mails et des SMS insistants, ajoute la journaliste qui dit avoir "été sans cesse dans la peur" jusqu'à son départ du groupe en 2017.

Selon la plainte, la journaliste a "trouvé le courage d'en parler (...) avec la libération de la parole de la femme et l'affaire Nicolas Hulot", visé depuis la fin novembre par une enquête préliminaire pour "viol et agressions sexuelles".

"On se réjouit" de l'ouverture de cette enquête, a réagi l'avocate de la plaignante, Me Laure Heinich.

L'animateur a démenti de son côté ces accusations. "Je connais cette personne, et j'ai travaillé avec elle. Je reconnais m'être baigné avec elle dans la piscine de cet hôtel. Mais je n'ai jamais tenté de l'embrasser de force, ni elle, ni jamais personne d'autre", a-t-il répondu samedi au Parisien.

Ces faits, vieux de plus de huit ans, sont possiblement prescrits car la prescription en la matière est de six ans.

Figure de BFM TV, le journaliste a réitéré sa position mardi soir au début du lancement sur cette chaîne de sa nouvelle émission politique "La France dans les yeux" - un entretien mené en régions et en direct avec les principaux candidats à l'Elysée.

"J’ai décidé de ne pas m’exprimer à ce sujet; je conteste les faits raportés par la presse et je laisse la justice faire son travail", a-t-il réagi face Valérie Pécresse, sa première invitée.

La candidate LR à la présidentielle avait conditionné sa participation à un "propos introductif" en début d'émission, "ce que BFMTV a accepté", avait indiqué son entourage.

"Je respecte la présomption d'innocence", a indiqué Mme Pécresse, mais souhaitant "lui dire les choses en face", elle a ajouté que "si ces accusations sont avérées, elles sont graves et elles doivent être condamnées".

- "Pertinence" du maintien à l'antenne -

A la suite des révélations, le groupe Altice Media, propriétaire de RMC et BFMTV, a annoncé dimanche lancer une enquête interne, notamment "pour s'assurer qu'aucun fait de ce type n'a été porté à la connaissance des managers ou collègues des intéressés (plaignante et mis en cause)".

"Nous ne minimisons pas cette accusation, ni lui donnons une dimension disproportionnée", avait déclaré dimanche au Parisien Marc-Olivier Fogiel, directeur général de BFMTV, dont le dispositif pour l'élection présidentielle accorde une place centrale à Jean-Jacques Bourdin.

"Il n'y a rien qui empêche Jean-Jacques Bourdin de faire son travail. Une simple plainte ne justifie pas le fait de disqualifier quelqu'un", avait-il ajouté.

Sollicité mardi par l'AFP, le groupe Altice n'a pas souhaité faire de nouveau commentaire.

Les SDJ de BFMTV, RMC et RMC Sport se sont pour leur part interrogées dimanche "sur la pertinence du maintien à l'antenne de Jean-Jacques Bourdin le temps de l'enquête".

Écarté de la matinale de RMC à l'été 2020 après 19 ans de service, Jean-Jacques Bourdin mène sa dernière saison à la tête de l'interview politique phare de 8H30. Connu pour ses interviews sans concession, il a commencé comme journaliste sportif sur RTL en 1976.

jpa-cgu-cg-gd-ram/may/or

AFP

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