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Top 14: la saison régulière en bref

La saison régulière de Top 14, qui s'est achevée samedi avec la qualification du Racing 92, de La Rochelle et de Montpellier pour les barrages, en bref:

LES CHIFFRES

0. Aucun club n'est resté invincible à domicile, preuve d'un championnat ouvert mais aussi de l'évolution des mentalités. Clermont a failli y parvenir mais a échoué sur la dernière marche, battu samedi de justesse par Montpellier (28-27).

5,1. Le nombre moyen d'essais inscrits par match cette saison. La dernière journée a été la plus prolifique avec 51 essais, près du triple du total de la 7e journée début octobre (19), la plus avare.

98. Le total de points au classement de Toulouse, qui établit un nouveau record. Les Toulousains ont réalisé un parcours quasi parfait, ne s'inclinant qu'à 3 reprises et enchaînant 14 matches sans revers entre octobre et avril, autre record. 98, c'est aussi le record d'essais détenu précédemment par Montpellier que Toulouse a battu samedi (102).

828. Un seul record que Toulouse n'aura pas: jamais une équipe n'avait marqué autant de points terrain en phase régulière que Clermont (828), qui devance Toulouse (820) de justesse. Dans l'ombre du leader, l'ASM a aussi brillé (9 bonus offensifs, 93 essais).

LES HOMMES

Sofiane Guitoune. C'est l'incarnation du renouveau toulousain. Freiné par de gros pépins physiques lors de ses deux premières saisons au Stade, le centre a connu une véritable renaissance. Indispensable à l'attaque des Rouge et Noir (8 matches sur 8 en Coupe d'Europe, 21 sur 26 en Top 14), le N.13 s'est distingué quasiment à chaque rencontre (15 essais), au sein d'une ligne de trois-quarts - Romain Ntamack, Cheslin Kolbe, Maxime Médard, Yoann Huget - irrésistible.

Benoît Paillaugue. Lui incarne la remontada montpelliéraine. Blessé en début de saison, le demi de mêlée a vécu l'humiliation de la défaite face à Perpignan (28-10) qui distançait considérablement le MHR des places qualificatives, et s'est alors mué en chef de révolte. Dix matches et 8 victoires plus loin, les Héraultais ont réussi l'exploit de se qualifier pour les barrages, et Paillaugue y est pour beaucoup.

LES DÉCLARATIONS

"C'est moche de finir comme ça. Je suis triste, c'est un gâchis." Christophe Urios accusait le coup samedi: battu à domicile par Toulon, Castres est éliminé et ne défendra pas son titre en phase finale. Une première et une dernière sous les quatre ans de mandat de l'entraîneur, qui quitte le CO - pour Bordeaux-Bègles - sur une fausse note, un an après un sacre surprise au nez et à la barbe des grosses écuries (Toulouse, Racing, Montpellier).

"Je m'en veux à moi, j'en veux à mon staff, à mes joueurs, à tout le monde." Mauricio Reggiardo, l'entraîneur d'Agen, a eu "honte" après la défaite épique de ses joueurs au Stade Français (25-22) malgré deux cartons rouges pour les Parisiens. Le revers sera sans conséquence pour Agen, finalement maintenu. Reggiardo, qui part remplacer Urios à Castres, a accompli sa mission.

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