Au Rallye Monte-Carlo remanié, Ogier veut briller une dernière fois

Au Rallye Monte-Carlo remanié, Ogier veut briller une dernière fois
Au Rallye Monte-Carlo remanié, Ogier veut briller une dernière fois
Au Rallye Monte-Carlo remanié, Ogier veut briller une dernière fois

Aux aurores, à huis clos et avec un parcours express, le Rallye Monte-Carlo, que Sébastien Ogier compte remporter une 8e et peut-être dernière fois, s'est maintenu face au Covid-19 et ouvre jeudi le Championnat du monde des rallyes (WRC).

Jusqu'au dernier moment, les organisateurs et participants ont sué devant les craintes d'annulation, sort subi par la 2e manche prévue en Suède. Finalement, moins d'une semaine avant le coup d'envoi, le feu vert a été donné par la préfète des Hautes-Alpes, où se déroulera en grande partie l'événement d'ici à dimanche.

Un soulagement qui ne cache toutefois pas l'amertume du public, qui ne pourra pas se masser sur les bords des routes pour voir fuser les bolides et soutenir Ogier.

Pour sa 89e édition et le 110e anniversaire de sa création, ce rallye historique sera "différent", le Français ne s'y trompe pas: "C'est sûr que ça ne va pas être la même ambiance que d'habitude, le public va certainement nous manquer, en particulier pour moi dans ce fameux parc d'assistance de Gap (où il est né et où sera donné le départ, ndlr) qui était super animé ces dernières années".

Avant de se retirer du WRC en fin de saison, Ogier court après un 8e succès pour boucler la boucle au Monte-Carlo et s'emparer seul du record dans cette épreuve, qu'il partage pour le moment avec son compatriote Sébastien Loeb. "Ce serait fantastique, (...) ajouter un record, ça serait la cerise sur le gâteau", ambitionne-t-il.

Une victoire, sa 50e en WRC depuis ses débuts en 2008, lancerait surtout Ogier vers un 8e sacre mondial - toujours dans l'ombre de Loeb et ses 9 couronnes.

- "Humilité" -

"C'est un rallye qu'il faut affronter avec beaucoup d'humilité car il est toujours difficile en raison des conditions et il faut être très intelligent pour le gagner", nuance le pilote Toyota.

Pour remporter le plus vieux des rallyes, alliant asphalte et routes enneigées ou glacées, parfois lors d'une même spéciale, il faudra faire preuve d'adaptabilité.

Le parcours a en effet été largement modifié en raison des intempéries d'octobre, qui ont fait 9 morts et 9 disparus dans le sud-est de la France, où plusieurs vallées ont été ravagées par les crues. Le mythique col de Turini est ainsi absent d'un programme changé quasiment en intégralité.

Les restrictions liées à la pandémie ont aussi forcé les organisateurs à annuler deux spéciales, passant de 16 à 14 épreuves chronométrées et abaissant le parcours à 257 km - alors qu'un rallye comprend normalement entre 300 et 350 km de compétition.

La faute au couvre-feu en vigueur à 18h00 en France, il n'y aura pas de spéciales en nocturne et les concurrents devront se lever très tôt (début à 6h10 vendredi, 6h30 samedi). Le "shakedown" a aussi été supprimé, privant les pilotes du précieux essai en condition de course alors qu'ils découvrent leurs nouveaux pneus Pirelli, qui remplace Michelin cette année.

- Match Toyota/Hyundai -

Le Belge de Hyundai Thierry Neuville, vainqueur l'an passé à Monaco, s'est lui ajouté une difficulté de dernière minute en remplaçant son copilote de dix ans Nicolas Gilsoul par Martijn Wydaeghe, Flamand pour qui le français n'est pas sa langue maternelle.

"On a travaillé sur la prononciation des mots et sur le rythme", explique Neuville, qui assure que ce choix était le "meilleur possible".

La victoire de Neuville ici-même et les performances d'Ott Tänak, champion du monde 2019, ont donné à Hyundai un 2e titre des constructeurs d'affilée en 2020. Le combat s'annonce encore disputé avec les Toyota d'Ogier et Elfyn Evans, vice-champion du monde en titre.

Pour la 3e équipe du plateau, l'écurie britannique privée M-Sport Ford, être présente est déjà une victoire, tant pesait la double menace du variant anglais au Covid-19 et des difficultés de transport liées au Brexit.

M-Sport aligne d'ailleurs en WRC2 (la catégorie inférieure), l'espoir français Adrien Fourmaux, membre d'un important contingent tricolore, avec également Pierre-Louis Loubert (en WRC avec une Hyundai privée) ou encore Eric Camilli (WRC2), Yohan Rossel et Nicolas Ciamin (WRC3).

Les équipages arriveront samedi à Monaco, avant une dernière journée dimanche entre Alpes-Maritimes et Alpes-de-Haute-Provence, avec comme point d'orgue la Power Stage (14,31 km) à 12h18, offrant des points bonus au championnat.

La remise des prix se fera dans la foulée, sans strass ni paillettes, à Monte-Carlo où le couvre-feu est princier: il n'est en vigueur qu'à 19h00.

AFP

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