C1: Werner, d'attaquant maudit à buteur décisif

C1: Werner, d'attaquant maudit à buteur décisif
C1: Werner, d'attaquant maudit à buteur décisif
C1: Werner, d'attaquant maudit à buteur décisif

Maudit face au but en 2021, l'attaquant allemand Timo Werner est sorti de sa torpeur au meilleur moment mercredi face au Real Madrid (2-0), pour faire taire ses détracteurs et propulser Chelsea vers la finale de la Ligue des champions, à Istanbul.

Il n'avait marqué que trois petits buts depuis le début de l'année 2021, toutes compétitions confondues, mais en poussant dans la cage vide le petit lob de son compatriote Kai Havertz qui avait rebondi sur la barre transversale (28e), Werner, d'une tête, a effacé cette atonie.

Avec ce but synonyme de billet pour la finale d'Istanbul (le 29 mai contre Manchester City), Werner a donné raison à son entraîneur Thomas Tuchel: le technicien allemand avait décidé de lui renouveler sa confiance en le titularisant aux côtés de Mason Mount et Havertz (lancé à la place de Christian Pulisic), malgré sa prestation moyenne à l'aller.

- "Il veut absolument marquer" -

"Je sais que Timo veut absolument marquer. Nous devons accepter que les buteurs manquent parfois de grosses occasions. Ca fait partie du jeu", avait expliqué Tuchel, placide, en conférence de presse d'avant-match.

"Timo n'a pas marqué mais il a aussi une haute intensité dans son travail défensif. Nous nous créons assez d'occasions pour marquer des buts. Pour lui, ça viendra avec un temps d'adaptation, lorsqu'il aura plus de confiance en lui", avait-il annoncé.

La prophétie s'est réalisée en seulement 28 minutes, avec un but qui a gommé toutes ses occasions manquées ces dernières semaines.

En plus de son travail défensif toujours irréprochable pour un attaquant, mercredi, Werner a multiplié les bonnes interventions et les combinaisons avec son compatriote Havertz, à l'image de son premier but à la 18e, annulé pour une position de hors-jeu dans la surface; ou encore de cette lumineuse talonnade vers Mount, dont la frappe s'est envolée (53e).

Il a même mené la belle contre-attaque des "Blues" à la 65e et a servi N'Golo Kanté sur un plateau... mais ce dernier a perdu son duel face à Thibaut Courtois.

Outre le but de la qualification, cette prestation restera comme le match référence de Werner cette année.

Recruté l'été dernier à Leipzig, cet attaquant de 25 ans, présenté à ses débuts comme le grand buteur de l'Allemagne des années 2010, s'est dans un premier temps montré indispensable dans le système des "Blues" sous Frank Lampard.

Jusqu'à l'hiver, il était même le joueur le plus utilisé par le jeune technicien anglais: sur les 14 premiers matches de la saison de Chelsea, Werner a joué 13 matches avec une moyenne de 87 minutes disputées par rencontre, et il a été décisif 12 fois, avec 8 buts et 4 passes décisives.

- Renaissante "confiance" -

Mais depuis l'éviction de Lampard et l'arrivée de Tuchel début janvier, Werner s'est peu à peu éteint, éclipsé par l'éclosion de la pépite Mason Mount... jusqu'à mercredi soir.

Au point où les supporters, qui se frottaient les mains l'été dernier de voir débarquer cette pépite du football allemand, titulaire avec la "Mannschaft", avaient commencé à regretter les 53 millions d'euros dépensés pour un rendement trop faible à leur goût.

Après un silence de près de deux mois, son but victorieux le 24 avril contre West Ham (1-0), crucial parce qu'il remettait Chelsea en position favorable dans la course à la prochaine C1, était déjà apparu comme une libération.

Mercredi soir, il a été au rendez-vous. Et son remplacement à la 68e par Christian Pulisic, le buteur du match aller, lui a permis de s'offrir une chaleureuse accolade avec son entraîneur.

La "confiance" qu'évoquait Tuchel mardi en conférence de presse suffira-t-elle à redonner son caractère de goleador à ce Werner ressuscité ?

Il aura deux grandes occasions pour le prouver: dès samedi contre Manchester City en championnat, puis sous les projecteurs du stade Atatürk d'Istanbul lors de la grande finale de Ligue des champions contre le même adversaire, le 29 mai.

AFP

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