Ligue des champions: le "message à l'Europe" du Bayern Munich

En politique, on appelle cela un "élément de langage". Joueurs, entraîneur, dirigeants, tous l'ont répété avant le match, à l'image de Kingsley Coman: "Nous voulons envoyer un message à l'Europe: le Bayern est là, le Bayern postule pour gagner la Ligue des champions".

Le PSG l'a bien reçu, en pleine face, battu 3-1 mardi en Bavière. Et sur le vieux continent, il a été entendu: Munich a les arguments pour être un des favoris de la C1.

Une expérience incomparable

Certes le Bayern a vacillé en début de saison. Mais il est très imprudent d'écarter des pronostics un club qui a disputé cinq demi-finales consécutives de 2012 à 2016, pour deux finales et un titre (2013).

L'an dernier, le Bayern a chuté contre le futur vainqueur, le Real Madrid, en quart de finale.

Et avec cinq "coupes au grandes oreilles" dans son armoire à trophées, Munich n'aborde évidemment pas les phases finales avec la même forme de pression que le PSG ou Manchester City. Une demi-finale ne serait rien d'autre qu'un retour à la norme, et non un événement majeur dans l'histoire du club.

Un effectif riche

"J'ai 20 joueurs professionnels presque tous internationaux", rappelle Jupp Heynckes, face aux journalistes qui s'étonnent de n'avoir pas vu Thomas Müller, Arturo Vidal, Javi Martinez et Jerome Boateng dans le onze de départ face au PSG. Si l'on ajoute Manuel Neuer et Arjen Robben absents pour blessures, le Bayern a donc battu le PSG malgré l'absence de six joueurs majeurs.

Mais à Munich, tous les postes sont doublés, à l'exception de celui d'avant-centre, où Robert Lewandowki n'a pas d'équivalent. La défense est celle de l'équipe d'Allemagne, enrichie du talentueux autrichien David Alaba. Et le match contre Paris a montré la richesse du milieu de terrain, où Corentin Tolisso a brillé alors que Vidal et Martinez le regardaient depuis le banc.

Une maturité tactique

Formé pendant trois saisons à la rigoureuse discipline tactique de Pep Guardiola, avant l'arrivé de Carlo Ancelotti, le groupe possède une capacité à "lire" les matches sur laquelle s'appuie Heynckes.

"Tactiquement, nous avons été non seulement habiles, mais aussi très intelligents", se félicite le technicien: "Contre Paris il ne faut pas ouvrir le jeu, et nous ne l'avons fait qu'une fois ou deux. Nous avons réussi à mettre en pratique ce que nous avions prévu".

Pas de pressing intensif, mais un bloc très resserré et une défense haute ont étouffé le milieu de terrain parisien, sevrant de ballons les trois stars de la MCN en attaque.

Culture de la gagne et joueurs leaders

Mieux que tous les discours, la mauvaise humeur de Mats Hummels au coup de sifflet final résume l'incroyable culture de la gagne, ADN du Bayern: "Mats est orgueilleux. Comme je le connais, il voulait gagner 4-0 ou 5-1" pour prendre la première place du groupe, commente Heynckes.

Des joueurs comme Vidal, Ribéry, Robben sont également de très fortes personnalités, leaders naturels qui portent en eux ces valeurs du Bayern, comme un Steven Gerrard pouvait incarner naguère l'âme de Liverpool.

Cette culture maison est entretenue par les patrons Uli Hoeness et Karl-Heinz Rummenigge, qui ont gagné tous les trophées en leur temps sous le maillot du club. Pour eux, le Bayern ne peut être que glorieux. "On n'a pas vu le vrai Bayern" était leur élément de langage favori des mauvais jours, sous Ancelotti. Pas de chance pour Paris, mardi soir, le "vrai Bayern" était de retour.

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